Le Comité de Bâle entend durcir le calcul des risques bancaires
Après les livres de trading, le Comité de Bâle donne un coup de projecteur sur les portefeuilles bancaires des établissements. Pour en arriver aux mêmes conclusions: le calcul des actifs pondérés du risque (risk-weighted assets, RWA) réalisé à partir de modèles internes varie fortement d’une banque à l’autre. Si les trois quarts de ces variations s’expliquent avant tout par la nature des actifs –et donc des risques– que chaque établissement est prêt à détenir, le quart restant provient des pratiques d’évaluation des banques ou de leurs superviseurs nationaux. Le régulateur en tire deux conséquences: à court terme, le besoin de plus de transparence sur le mode de calcul, et à moyen terme, celui d’harmoniser les pratiques. Le Comité de Bâle pourrait aller jusqu'à fixer des planchers (floors) pour certains critères, et donc une exigence minimale en fonds propres.
Sur les 32 groupes internationaux passés au scalpel, les deux tiers (22) voient leur ratio de solvabilité s’écarter de moins d’un point à la hausse ou à la baisse par rapport à un ratio «benchmark» de 10%. Mais pour certaines banques, la déviation due aux différences dans le calcul des RWA approche les 2 points. «Les extrêmes apparaissent dans chaque classe d’actifs, note le Comité de Bâle. La classe d’actifs corporate est celle qui montre le regroupement le plus étroit des banques autour d’une tendance centrale, et celles des actifs souverains la plus forte variation.» Les banques américaines semblent appliquer des pondérations en risque plus strictes que le «benchmark», mais le Comité de Bâle souligne qu’au sein d’une même région, deux prêteurs peuvent avoir des approches très différentes.
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