Le Comité de Bâle doute de l’efficacité des modèles internes bancaires
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Le Comité de Bâle veut rendre les banques plus solides et limiter les arbitrages réglementaires selon leurs modèles internes, c’est pourquoi le régulateur prudentiel international a lancé une consultation très attendue sur le risque de taux dans le portefeuille bancaire. Cette proposition de régulation doit permettre, dans un contexte de taux bas, d’assurer que les établissements financiers ont suffisamment de capital pour leur permettre de couvrir leurs éventuelles pertes liées à des changements de taux d’intérêt.
Depuis 2004 et jusqu'à aujourd’hui, le Comité de Bâle a privilégié l’utilisation des modèles internes par les banques. Cette approche est dite de «Pilier 2». Mais compte-tenu des différences de méthodes, de taux d’intérêt ou encore de structures de bilan des banques, «le montant attendu de capital exigé pour le risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire varie considérablement selon les pays», note cependant le Comité de Bâle. D’où l’idée avancée dans la consultation de mettre toutes les banques sous la même toise pour calculer les exigences en capital liées au risque de taux et d’adopter une approche dite de Pilier 1. Elle «aurait l’avantage de promouvoir plus de cohérence, de transparence et de comparabilité», assure le Comité de Bâle. Les banques françaises ont déjà fait savoir qu’elles redoutaient une remise en cause du crédit à taux fixe.
Mais le régulateur reconnait «les difficultés qui existent pour mettre en œuvre un modèle standardisé à travers différents marchés, différentes banques et différentes catégories de produits». Il propose donc aussi une «approche de Pilier 2 » mais de type renforcée. En vertu de cette approche, les banques pourraient utiliser leurs modèles internes pour calculer leurs exigences en capital liées au risque de taux, sous la supervision du régulateur. Elles devraient cependant publier leur profil de risque de taux et leurs hypothèses de calcul. En attendant, le Comité de Bâle laisse sa consultation courir est jusqu’au 11 septembre prochain.
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