Le bal des prétendants de CitiFinancial fait salle comble
La mise en vente par Citigroup de sa filiale de crédit à la consommation aux Etats-Unis, CitiFinancial, attire une foule de candidats, selon des sources concordantes. Pas moins de quatre consortiums se disputeraient l’affaire, avance Bloomberg, dont l’un regrouperait le gestionnaire d’actifs BlackRock et les sociétés de private equity KKR et Warburg Pincus. Les associés pourraient même accueillir Santander. La banque espagnole, qui détient la banque de détail Sovereign, ne fait pas mystère de sa volonté de développement outre-Atlantique.
Une autre équipe serait emmenée par l’ancien président de Citigroup (et par la suite PDG d’AIG) Robert Willumstad par le biais de son fonds Brysam Global Partners, aux côtés de Blackstone, Carlyle, Thomas H.Lee Partners et WL Ross & Co. Les sources de l’agence évoquent un projet d’offre conjointe de la part d’Apollo Managemet et de JC Flowers, tandis que Clayton Dubilier & Rice et le canadien Onex travailleraient également ensemble. Le Financial Times parle de son côté d’un intérêt de Fortress Investment Group.
Aucun des grands groupes mondiaux du capital investissement ne semble donc vouloir manquer la fête, sans compter une banque européenne et deux gestionnaires d’actifs de premier plan, Bloomberg soulignant que la composition des équipes est susceptible d’évoluer.
CitiFinancial, pour laquelle Citigroup a annoncé en décembre un projet de changement de dénomination en «OneMain Financial», dispose de quelque 13 milliards de dollars d’actifs. L’activité a été mise en vente cette année dans le cadre d’un vaste plan au long cours de cessions d’actifs et de simplification de la structure de la banque américaine sous la houlette de son directeur général Vikram Pandit.
La date limite de remise des offres de reprise serait fixée à la semaine prochaine. Le Wall Street Journal évoque un «prochain tour d’enchères dans quelques semaines». En janvier, des sources avaient confié à Reuters que la transaction pourrait être entérinée pour une valeur comprise entre 2 et 3 milliards de dollars, en fonction des conditions de sa mise en œuvre. Le Financial Times et le Wall Street Journal s’accordent cette nuit sur une valorisation voisine de 2 milliards de dollars, qui correspond à la valeur comptable que Citigroup «espère» atteindre selon le quotidien américain.
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