LCL fermera une centaine d’agences de plus d’ici à 2021
L’humeur était tout sauf à la Saint Valentin chez LCL, le 14 février. Ce jour-là, la direction de la filiale française de banque de proximité de Crédit Agricole SA (CASA) a dressé un bilan du plan de suppression d’agences lancé en 2016, et, surtout, annoncé 80 à 110 nouvelles fermetures d’ici à 2021, couplées à 20-25 ouvertures et à une cinquantaine de relocalisations, selon une source syndicale. Des chiffres confirmés à L’Agefi par LCL, qui préfère le terme de «regroupement» à celui de «fermeture».
Michel Mathieu, directeur général de LCL, avait pourtant affirmé que celle-ci ne fermerait «aucune de (ses) 1.700 agences», dans un entretien aux Echos paru le 9 juillet dernier. «En cohérence avec son positionnement urbain, LCL a engagé une nouvelle phase de développement de son réseau d’agences, avec pour dessein d’amplifier sa présence sur le Grand Paris et les grandes métropoles régionales», explique une porte-parole de la banque.
14 millions d’euros économisés par an
En mars 2016 déjà, dans le cadre de son plan stratégique à l’horizon 2020, et sous la pression des taux d’intérêt bas, LCL avait annoncé la fermeture de 240 agences d’ici à la fin 2019, soit 13% d’un total qui s’élevait alors à 1.880 en France. D’après la source syndicale, «une trentaine d’agences reste à fermer», dans le cadre de ce plan. LCL indique de son côté avoir procédé au «regroupement» de 198 agences depuis 2016.
Une «première vague» dont le bilan dressé le 14 février par la direction a laissé certains élus du personnel sur leur faim. Selon ces derniers, les dirigeants se sont félicités d’avoir économisé ainsi 14 millions d’euros par an, notamment en loyers, masse salariale et taxes, et d’avoir limité la perte de PNB (produit net bancaire) à 1 million d’euros. Mais les élus, qui avaient estimé en 2016 le volet social de ce plan à 400 suppressions de postes, regrettent le manque d’informations à ce sujet. «Nous voulions par exemple savoir si un directeur d’agence avait pu récupérer un poste similaire. La direction n’a pas été en mesure de nous le dire», déplore la source. «Ces regroupements sont faits de façon progressive, en accompagnant clients et collaborateurs, sans aucun licenciement», indique LCL. «La direction nous a assuré que le plan de fermetures à l’horizon 2021 s’effectuerait à iso-effectif, mais à l’échelle de l’entreprise, ce qui signifie que les collaborateurs des agences ne seront pas forcément réaffectés au réseau», nuance la source.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse