La filiale du Crédit Agricole supprimera 240 agences à l’horizon 2020, principalement des sites secondaires. Les syndicats estiment l’impact social à 400 postes.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre GARABEDIAN
Les dirigeants du Crédit Agricole aiment à répéter, à rebours du discours ambiant, que le maillage de leur réseau d’agences est adapté. L’une de leurs filiales, pourtant, va subir une sérieuse cure d’amaigrissement dans le cadre du plan à moyen terme 2020 que le groupe a dévoilé le 9 mars : LCL. L’enseigne « n’a pas délivré les performances espérées », selon les propres mots de Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA. Depuis son rachat en 2003, aurait-il pu ajouter.
LCL prévoit de fermer 240 agences à l’horizon du plan, soit 13% du total. Déjà restructuré, son réseau compte aujourd’hui 1.880 agences en France : 1.200 principales et 680 dites secondaires, car elles emploient deux à trois salariés. Ce sont ces dernières qui supporteront les fermetures. A terme, le maillage comprendra toujours 1.200 agences principales, ainsi que 40 agences « cathédrales », un concept déjà ouvert fin 2015 dans l’ancien siège du boulevard des Italiens à Paris. S’y ajouteront 400 agences secondaires et 10 centres de relations clients.
« On tombe des nues », indiquait hier un représentant syndical de la banque, en estimant l’impact social du plan à 400 suppressions de postes. LCL ne confirme pas ce calcul, se bornant à indiquer qu’un départ à la retraite sur deux est remplacé dans la banque. Un autre chantier pourrait lui aussi être lourd de conséquences : la migration vers le système informatique des caisses régionales de Crédit Agricole, Nice.
En investissant en parallèle 450 millions d’euros dans sa transformation, numérique en tête, LCL entend devenir la « banque des services premium en ville ». La formule est nouvelle, pas le positionnement : l’ex-Crédit Lyonnais a toujours eu un caractère urbain, s’attachant à servir une clientèle aisée qui est aujourd’hui la cible privilégiée des banques 100% en ligne.
Le pari est donc loin d’être gagné. Malgré les restructurations successives menées par son actionnaire, qui ont fait fondre les effectifs de 5,5% depuis 2011, LCL déçoit. Son produit net bancaire n’est d’ailleurs censé repartir à la hausse qu’en 2018. La croissance moyenne annuelle du PNB atteindrait alors +0,5% sur la durée du plan, contre 3% chez Cariparma, la banque de détail du groupe en Italie. Censé reculer de 6 points entre 2015 et 2019, à 65%, le coefficient d’exploitation du réseau jaune et bleu resterait le plus élevé des pôles métiers du Crédit Agricole.
Officiellement unies depuis deux ans, les deux enseignes du marché de l’ameublement revendiquent 2 millions de clients annuels dont un tiers font appel à une possibilité de financement ou de crédit. Autant de clients possibles pour Cetelem.
Les deux banques sont entrées en négociations exclusives pour céder Uptevia à Euroclear. Elles avaient mis en commun leurs activités dans cette coentreprise en 2023.
Le groupe italien a désormais obtenu 17,6% de sa cible allemande via son offre publique. Il devrait être en mesure d’en prendre le contrôle mais pas encore de mettre en œuvre une fusion complète.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
La candidate d'extrême droite domine aujourd'hui largement les sondages pour l'élection présidentielle de 2027 mais les marchés, en pleine effervescence mondiale, pourrait entraver son ascension
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, évoque des « comportements inacceptables », qui « relèvent désormais de la Justice ». Les individus ont été interpellés dans 22 départements