L’augmentation de capital d’UBI Banca ne fait pas recette
Le syndicat bancaire ayant piloté l’augmentation de capital d’UBI Banca en sera pour ses frais. L’opération clôturée vendredi a fait un flop. Selon un communiqué de la banque transalpine, l’augmentation de capital avec droit préférentiel de souscription n’a été souscrite qu'à hauteur de 92,3%. Cela permet à l'établissement de lever 923 millions d’euros.
Mediobanca, Morgan Stanley, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Deutsche Bank et ING se retrouvent «collés». Ces établissements se sont engagés à acquérir tous les titres qui n’auraient pas trouvé preneur. CA CIB, Equita SIM, HSBC, Intermonte, Natixis, Nomura, SG CIB et Royal Bank of Scotland ont agi en qualité de co-teneurs de livre.
L’opération doit porter le ratio de fonds propres «core tier one» de l'établissement de la quatrième banque italienne à 8,1%, un niveau jugé adéquat bien que «la tendance opérationnelle reste mauvaise», selon l'équipe de recherche de Macquarie.
Le cours de Bourse d’UBI Banca s’est effondré dernièrement, clôturant vendredi à 3,784 euros, sous le prix de souscription (3,808 euros) des actions nouvelles. L’opération s’effectuait à l’origine avec une décote inférieure de 22% au cours théorique ex-droit de souscription (TERP), lorsque l’action cotait 5,15 euros. Depuis le début de l’année, la glissade du titre s'établit à 38%. Treize banques italiennes, dont UBI Banca, ont été malmenées par la mise sous surveillance de Moody’s. «Ces établissements sont sensibles à un changement même modéré du statut de crédit du gouvernement et à sa capacité à soutenir le secteur bancaire», a souligné l’agence de notation.
Les banques italiennes ont multiplié les appels au marché au cours des dernières semaines. Intesa a bouclé le 22 juin son augmentation de capital de 5 milliards d’euros, tandis que Banca Monte dei Paschi di Siena cherche à lever 2,2 milliards d’euros. Banca Popalore di Milano, de son côté, prévoit de récolter 1,2 milliard d’euros en septembre, indiquait récemment son directeur général Enzo Chiesa au journal italien Il Sole 24 Ore. Les compagnies d’assurance ne sont pas en reste. Fondiaria Sai a voulu prendre le maximum de précautions en dévoilant la semaine dernière une augmentation de capital offrant une décote théorique de 40%.
Plus d'articles du même thème
-
Tim Cook annonce son départ d’Apple
L’emblématique président-directeur général d’Apple sera remplacé par John Ternus dont le nom circulait déjà depuis plusieurs semaines. -
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Les retards de paiement sont soumis au crash test de la facture électronique
Ellisphere note un repli du retard moyen à 15,3 jours en France au premier semestre. Une tendance qui reste fragile.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse