L’assurance des risques d’entreprises anticipe une stabilité des tarifs

Des hausses seront toutefois appliquées dans des branches d’activité telles que l’automobile et sur les zones exposées aux catastrophes naturelles
Virginie Deneuville

Après une année de hausse en 2012, la tendance est à la stabilité des tarifs dans l’assurance des grands risques d’entreprises pour 2013. «Nous ne prévoyons pas de rupture par rapport à 2012», a indiqué Catherine Pissel, risk manager adjointe chez Veolia Propreté, à l’occasion d’un état du marché des assurances et des renouvellements réalisé par l’Amrae (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise).

«Nous assistons à une augmentation de l’activité économique mondiale, qui engendre un accroissement des risques, toutefois compensé par une hausse des capacités. Ceci conduit à une relative stabilité des tarifs suite à une année 2012 qui n’a pas été marquée par d’importants événements climatiques», a expliqué Gilbert Canameras, président de l’Amrae.

Des hausses devraient toutefois intervenir dans certaines branches d’activité. Dans l’automobile, l’augmentation tarifaire devrait s’échelonner entre 3 et 7%. «La qualité du risque est devenue primordiale, des assureurs refusant certains risques», a souligné Catherine Pissel. Par ailleurs, «l’Etat est en train de se désengager de la prise en charge de l’indexation des rentes des victimes d’accidents automobiles (qui était assumée via le fonds de garantie). Ceci devrait intervenir début 2013 et aura un impact de l’ordre de 2% sur la revalorisation des primes d’assurances», a poursuivi la professionnelle.

Dans l’assurance dommages, «le marché est encore très compétitif, sauf pour les fortes expositions aux événements naturels, dont les résultats sont historiquement déficitaires», a indiqué Catherine Pissel. Alors que les prix devraient rester globalement stables dans cette branche d’activité, ceux-ci seront toutefois revalorisés pour les zones exposées à ce type de catastrophes.

En vue de mieux maitriser la volatilité de leurs portefeuilles, « les assureurs réduisent leurs engagements catastrophes naturelles et préfèrent se concentrer sur l’exposition par risques (incendies, explosions, bris…)», a relevé Frédéric Durot, directeur technique dommages chez Gras Savoye.

Dans le domaine de la responsabilité civile, les tarifs pourraient baisser «jusqu’à 5% pour les affaires non sinistrées», a estimé l’Amrae. «On constate une plus grande sélection sur certains secteurs tels que la pharmacie, l’automobile, la chimie et le pétrole», a souligné Catherine Pissel.

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