L’exercice 2019 signera la fin des illusions pour l’assurance-vie. Le temps est venu de prendre toute la mesure du coût des taux négatifs, thème dominant de la dernière conférence internationale de la Fédération française de l’assurance fin octobre. L’injonction faite à la profession de tailler les rendements du sacro-saint fonds en euros devrait cette année produire enfin ses pleins effets. D’ici là, pas une semaine ne passe sans annonces marquantes : ici, une recapitalisation préventive, là, la mise en œuvre de restrictions à tout versement qui viendrait grossir exagérément les coûteux placements obligataires des compagnies. Tout le secteur est invité à porter le développement des contrats euro-croissance et des nouveaux plans d’épargne retraite voulus par le gouvernement (lire page 10).
Frappées au coin du bon sens, ces solutions industrielles font un peu vite l’impasse sur un acteur clé : le client. Dans l’angle mort des bonnes résolutions commerciales sommeille l’épargnant français, cet investisseur fantasque qui place plus haut que tout – effet du vieillissement ou peur du lendemain – la sécurité de ses placements ; qui laisse dormir ses gains de pouvoir d’achat dans un compte à vue ou un livret ; qui déserte les marchés actions, dans un pays où l’épargne réglementée et la fiscalité ont faussé pour de bon la hiérarchie des rendements, des risques et de la liquidité ; qui voit sans broncher les taux réels négatifs miter son bas de laine. Si les souscripteurs les plus fortunés d’assurance-vie consacrent depuis longtemps une large part de leur capital aux unités de compte, l’adhérent moyen de l’Afer s’y refuse obstinément. L’histoire lui donne-t-elle vraiment tort ? Echaudé par trois krachs boursiers en vingt ans, l’épargnant de base a toujours accru son exposition à la bourse quand le marché était au plus haut et sur le point de se retourner. Désormais plus protectrices, et à juste titre, les réglementations sur le devoir de conseil n’autoriseront que dans certaines limites les velléités de diversification.
A défaut de pouvoir changer rapidement la psychologie de l’investisseur particulier, et d’élever son niveau d’éducation financière, les pouvoirs publics et les assureurs ont donc raison de porter le fer sur le terrain réglementaire, avec Solvabilité 2. Mortifère pour l’investissement de long terme en actions, la directive n’est pas adaptée à un environnement de taux négatifs. Sa révision imminente doit fournir l’occasion d’une approche moins dogmatique. Dans ce dossier, comme dans celui des règles bancaires de Bâle 3 en cours de transposition en Europe, espérons que la France, premier marché de l’assurance continentale, parvienne à trouver un consensus assez large pour peser dans le rapport de forces.
Un peu plus d'un an après l'acquisition de Lombard International, Utmost capitalise et affiche au premier semestre 2026, une collecte brute européenne de trois milliards de livres sterling.
La grande bascule de l’assurance vie vers la gestion patrimoniale s'accélère. Porté par des versements records au premier semestre 2026, le placement phare des épargnants accentue sa montée en gamme, tirée par une clientèle aisée en quête d'allocations plus sophistiquées. Après les années de démocratisation alimentée par les bancassureurs, cette tendance redessine en profondeur l'équilibre entre fonds euros et unités de compte.
L’assureur français voit sa croissance ralentir en dommages mais accélérer en vie santé sur les premiers mois de l’année. Son résultat opérationnel a progressé de 9%, à 4,5 milliards d’euros, et son chiffre d’affaires de 5%, à 66,3 milliards d’euros, sur le semestre.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.
D’ici 2030, les femmes détiendront plus de la moitié de la richesse mondiale, une première dans l’histoire de l’humanité. Au risque de paraître cyniques, prendre soin des femmes, c’est prendre soin du capital et de son utilisation