L’année sera riche en renouvellements de sièges dans les banques françaises
Il ne faut pas s’attendre à un chamboulement général à la tête de toutes les banques françaises. Cependant, BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole doivent renouveler entre 33% et 43% des sièges de leurs conseils d’administration, constate le cabinet d’analyse OFG Recherche. Ce chiffre se révèle sensiblement supérieur à celui observé sur la moyenne des entreprises du CAC 40, pour lesquelles la part des mandats arrivant à expiration n’est que de 26%. Parmi les 148 sièges à prolonger ou à renouveler dans les sociétés phares cotées à la Bourse de Paris, pour un total général de 564, 18 concernent les banques.
A la Société Générale, six administrateurs remettent leur siège en jeu. Le conseil de la banque est constitué de 14 personnes, dont 6 femmes et 8 hommes. Cette année, Jean-Bernard Levy, William Connelly et David Leroux ont des mandats qui arrivent à échéance. De la même manière, ceux de France Houssaye, Lubomira Rochet et Alexandra Schaapveld expirent cette année. Frédéric Oudéa, le directeur général de la banque, avait, de son côté, été reconduit en 2019 à son poste jusqu’en 2023 avec 96% des voix des actionnaires. Même si ce dernier ne fait absolument pas état d’une intention quelconque d’abandonner son mandat, des questions se posent d’ores et déjà dans le groupe sur sa succession. Jean-Pierre Mustier, qui vient de quitter la tête d’UniCredit, et qui a passé une partie de sa carrière à la banque de la Défense, pourrait tenir la corde. Au mois d’août dernier, Philippe Heim, pressenti un moment pour succéder à Frédéric Oudéa, est parti prendre la direction de la Banque Postale.
Du côté de BNP Paribas, sur les 14 membres du conseil d’administration, là aussi composé de 6 femmes et de 8 hommes, 5 administrateurs arrivent en fin de mandat cette année. Il s’agit de Pierre-André de Chalendar, Hugues Epaillard et Denis Kessler, pour les hommes et de Rajna Gibson Brandon et Sandrine Verrier pour les femmes. Cette année sera délicate pour BNP Paribas, car si Laurent Bonafé, le directeur général de la banque a été reconduit en 2019 à son poste pour 3 ans, Philippe Bordenave, qui n’a pas de siège au conseil d’administration mais occupe le poste de directeur général délégué, doit partir à la retraite cette année. Les modalités de sa succession sont encore incertaines. Des sources internes indiquent plusieurs pistes : celui d’un tandem, assuré par Yann Gérardin et Thierry Laborde, ou encore une possible nomination de Marguerite Berard, arrivée à la banque de la rue d’Antin en 2018 après avoir fait une partie de sa carrière chez BPCE.
Enfin, au Crédit Agricole, sur 21 sièges d’administrateurs, dont 12 sont des femmes, 7 sont ouverts cette année. Raphaël Appert, Louis Tercinier, Philippe De Waal et François Heyman, pour les hommes, ainsi que Pascale Berger, Monica Mondardini et Simone Védie, se verront donc prorogés ou remplacés. Au Crédit Agricole, c’est à la banque de financement et d’investissement (CIB) que les derniers mouvements en date ont été observés, là encore du côté des organes de direction. François Marion, directeur général délégué a annoncé au début du mois de janvier 2021 son départ à la retraite. Le Conseil d’administration en place a donc nommé, à compter du 1er janvier 2021, Jean-François Balaÿ, Olivier Bélorgey et Pierre Gay comme directeurs généraux délégués et seconds dirigeants effectifs, Jacques Ripoll restant le directeur général de CIB.
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