L’Afer met la dernière main à la diversification de ses gérants
L’Afer s’ouvre à de nouveaux horizons. L’association française d'épargne et de retraite, forte de quelque 713.000 adhérents, va finaliser tout prochainement des appels d’offres en vue de diversifier les gérants. Une grande première pour l’association qui développe un partenariat avec Aviva depuis 38 ans. L’assureur sera associé à la mise en place de cette diversification au travers d’un comité paritaire de sélection.
«On ne va pas faire la révolution. Il s’agit de trouver des compétences qu’Aviva Investors n’a pas forcément», a estimé Gérard Bekerman, président de l’Afer, à l’occasion d’une conférence annuelle. «Pourquoi pas le private equity ?», a-t-il lancé, en évoquant cette première phase de sélection d’une ou plusieurs sociétés de gestion. D’autres axes de diversification pourraient suivre, avec notamment un appel d’offres pour un deuxième fonds immobilier sur un support en unités de compte. «Toutes les opportunités seront saisies à chaque fois que l’intérêt de l’adhérent sera respecté», a poursuivi Gérard Bekerman, en faisant référence à l’Eurocroissance. Ces nouveaux contrats «devront s’affirmer comme le troisième pilier de l’assurance vie à la française», a déclaré de son côté Nicolas Schimel, directeur général d’Aviva France, qui voit dans les adhérents de l’Afer un public cible pour ces nouveaux fonds.
Pour ce qui est de l’exercice écoulé, le président de l’Afer a dévoilé hier un taux net de 3,36% (hors prélèvements sociaux) pour le fonds garanti en euros (40,1 milliards d’euros d’encours). Avec 6,7 milliards d’euros répartis sur les supports en unités de compte, et deux nouveautés l’an dernier (Afer Actions Amérique et Afer Marchés émergents), les encours totaux atteignent 46,8 milliards d’euros.
La collecte brute s’est élevée à 2,04 milliards d’euros, en hausse de 28% par rapport à 2012, alors que le marché de l’assurance vie français devrait afficher une progression de 7%. En revanche, l’Afer accuse une décollecte nette de 200 millions d’euros, en tenant compte des rachats partiels et des décès (900 millions d’euros de prestations versées). L’association a gagné 20.000 adhérents l’an dernier, dont l'âge moyen est de 35 ans. Un élément notable compte tenu de l'âge moyen de l’ensemble des adhérents qui s'établit à 59 ans. Pour accompagner ce mouvement, l’Afer planche sur une toute nouvelle offre en direction de ce nouveau public.
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