L’adoption d’un contrôle systématique des paiements par carte divise en France
La proposition de l’UFC Que Choisir de passer à un système online à l’instar des autres pays d’Europe soulève certaines questions
Publié le
Antoine Landrot
Dans les multiples reproches faits aux banques dans la dernière étude de l’UFC Que Choisir (L’Agefi d’hier) concernant la carte bancaire, l’un d’eux vise le système de paiement à distance utilisé en France. Ce dernier favoriserait les incidents, dont la facturation aux clients constituerait, selon les calculs de l’UFC, une manne de 2,7 milliards d’euros pour les banques.
D’après les statistiques des banques centrales utilisées dans l’étude, seules 36% des transactions font l’objet d’une demande d’autorisation, sachant que ce chiffre inclut les 14% de cartes à autorisation systématique. Autrement dit, 78% des paiements susceptibles d’entraîner des incidents ne feraient pas l’objet d’une vérification.
Le système français, quasi unique, est appelé «semi-offline». Développé par les PTT en 1978 et adopté par les banques françaises, il permettait de limiter le coût alors très élevé des communications monétiques en effectuant des contrôles aléatoires (donc moins fréquents). «La vérification est toutefois systématique à partir de certains montants, déterminés selon les commerçants», précise à L’Agefi le groupement des Cartes Bancaires (CB). Pour renforcer la sécurité, cette solution nécessite l’implantation d’une puce et le chargement dans les terminaux de la liste des cartes en interdiction.
A l’opposé, dans le système online, la banque du commerçant émet une demande d’autorisation à la banque du client. Dans les pays européens où il a été adopté, entre 100% et 97,5% des paiements sont ainsi contrôlés. C’est pourquoi, parmi les cinq propositions de l’UFC envoyées mardi à Bercy, figure l’adoption du online.
Le groupement CB y voit au contraire un système plus contraignant: «Les fédérations du commerce n’apprécieraient pas du tout. Le système semi-offline présente des avantages en termes de coût, mais aussi de rapidité». Il permet en outre de limiter les conséquences d’une panne de système, survenue par exemple en Belgique en 2004 en pleine période de Noël.
Par ailleurs, estime le groupement, «le paiement sans contact perdrait tout son sens avec un système offline, pour des achats rapides comme les tickets de transport». Cette technologie en plein développement pourrait bien cristalliser les débats. Selon Maxime Chipoy, responsable d’études à l’UFC, «avec l’arrivée d’internet, les communications sont beaucoup moins onéreuses et de plus en plus rapides – cinq secondes contre 25 il y a dix ans».
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