L’action Scor bondit après l’offre rejetée de Covéa
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Bureaux du réassureur Scor
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Photo Scor.
L’action du réassureur Scor bondissait de 8,5% vers midi, à 38,50 euros, alors que l’assureur mutualiste Covéa a annoncé mardi avoir fait une offre amicale de rachat, qui a été rejetée. Déjà actionnaire de Scor à hauteur de 8,15%, Covéa lui a proposé le 24 août un rapprochement par le biais d’une offre publique d’achat en numéraire, au prix de 43 euros par action. Le conseil d’administration de Scor a rejeté cette offre le 30 août. L’offre visait 100% du capital et son financement devait se faire sur fonds propres et par une dette apportée par Barclays et Credit Suisse, a précisé Covéa dans un communiqué. Elle valorise la cible à 8,2 milliards d’euros.
«Le conseil d’administration de Scor a examiné en détail les termes et conditions de cette proposition non sollicitée et a conclu qu’elle était fondamentalement incompatible avec la stratégie d’indépendance de Scor, qui est un facteur clé de son développement, qu’elle remettrait en cause son projet industriel fortement créateur de valeur et qu’elle ne reflète ni la valeur intrinsèque de Scor ni sa valeur stratégique», a réagi le réassureur dans un communiqué. Le rejet a été unanime.
«Covéa prend acte de cette décision du conseil d’administration de Scor qui conduit, en l’état de la situation, au retrait de son projet d’offre. Covéa réaffirme néanmoins son intérêt pour une opération amicale avec Scor», indique l’assureur mutualiste.
En appliquant à Scor un multiple de valorisation de 1,53 la valeur comptable, qui correspond à la moyenne des opérations de fusions-acquisition réalisées récemment dans le secteur, les analystes de Jefferies estiment que «le niveau approprié pour une offre devrait être plus près de 45-46 euros par action».
Covéa est devenu le premier actionnaire de Scor au printemps 2016 lorsqu’il avait acquis la participation du groupe japonais Sompo. Le groupe mutualiste indiquait alors vouloir être «un actionnaire de long terme, soucieux de la pleine indépendance et de la totale autonomie opérationnelle de Scor». Thierry Derez, PDG de Covéa, est membre du conseil d’administration de Scor.
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