La Société Générale met en musique son plan de suppressions de postes
La direction de la Société Générale vient d’appuyer sur le bouton. La banque, qui a dévoilé le 10 avril un plan de suppression d’environ 1.600 postes dans le monde, dont un peu plus de 700 en France, a commencé à envoyer aux salariés de droit français potentiellement concernés des lettres-types, dans le cadre d’un accord de rupture conventionnelle collective (RCC). Près de 1.300 salariés en France et 55 expatriés devraient recevoir ces courriers.
L’accord de RCC prévoit un maximum de 709 départs volontaires et suppressions d’emploi au sein des services centraux parisiens, y compris les 22 collaborateurs chargés de la gestion extinctive de certaines activités, dont ceux de la filiale pour compte propre Descartes Trading. Le texte complète et améliore celui qui avait été signé le 13 mars sur l’évolution de l’emploi et des métiers au sein du groupe. Paraphé le 9 mai par quatre syndicats (SNB, CFDT, CGT, CFTC), l’accord de RCC a été validé quinze jours plus tard par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).
Les volontaires au départ pourront déposer leur candidature du 1er juillet au 19 décembre 2019, selon les détails de l’accord. Des sessions de validation auront lieu chaque mois de juillet à décembre, sauf au mois d’août. L’accord prendra fin le 6 février 2020, date limite des départs, à l’exception des salariés gérant les activités en run-off, qui pourront rester si besoin jusqu’au 31 décembre 2020.
Généreux, l’accord prévoit une «prime à la signature» pour les candidats les plus rapides au départ. Ceux qui ont signé leur convention au plus tard dans les 30 jours suivant la deuxième session prévue le 13 septembre, toucheront alors 1 mois de salaire par semestre d’ancienneté, avec un minimum de 25.000 euros, porté à 50.000 euros pour les salariés présents depuis cinq ans, et un maximum de 30 mois de salaire fixe et 10 fois le plafond de la Sécurité sociale. Cette somme sera en outre augmentée de 20%. Le mois de salaire de référence comprend une fraction des bonus attribués au titre de 2016 et 2017, croissante avec l’ancienneté du salarié.
En cas de départ plus tardif, l’indemnité sera dégressive : 0,8 mois ou 0,6 mois, des minima de 24.000 ou de 15.000 euros, et des plafonds de 24 mois. La Société Générale ne versera pas de complément.
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