La Société Générale et BNP Paribas diminuent leurs encours de prêts
Les écarts se creusent entre les banques françaises. A fin septembre, les réseaux nationaux de BNP Paribas et de la Société Générale ont réduit leurs encours de crédit de 1,7% et 1,6% sur un an, quand les Caisses d’Epargne affichent une insolente croissance de 8,9% (voir tableau). L’Ecureuil est la seule enseigne de détail où les ressources inscrites au bilan restent supérieures aux prêts accordés.
Les autres ont encore un modèle inverse, mais leur situation s’améliore grâce au pilotage du crédit et, surtout, à l’accent mis sur la collecte de dépôts (comptes à vue, à terme et livrets) au détriment de l’épargne hors bilan (assurance vie et OPCVM). La Société Générale est la plus dynamique en la matière, avec une épargne de bilan en hausse de près de 10% sur un an. A l’échelle des groupes français (tous pays et activités confondus), le ratio des prêts sur dépôts s’établit dans une fourchette large, entre 106% à 130% au troisième trimestre, contre 121 à 137% mi-2011, selon Moody’s. Le funding gap (écart entre les ressources et les crédits) des banques françaises atteint 297 milliards d’euros fin septembre, estime l’agence de notation, contre 501 milliards juste avant la crise de liquidité de l’été 2011 qui les a contraintes à réviser leur modèle de financement de l’économie.
Dans le détail, BNP Paribas est la seule à avoir fermé le robinet du crédit dans tous les secteurs, y compris dans l’immobilier où les Caisses d’Epargne se distinguent avec des encours en hausse de 9,5% sur un an. La Société Générale reste uniquement dans le vert dans les prêts d'équipement, tandis que le Crédit Agricole est le plus conservateur envers les entreprises et le crédit à la consommation, avec des concours en baisse de respectivement 3,2% et 5,8% sur douze mois.
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