La Société Générale envisage de lancer un plan mondial d’actionnariat salarié en 2019
Bonne nouvelle pour les salariés de la Société Générale. Selon deux sources internes à la banque, celle-ci projette de lancer un plan mondial d’actionnariat salarié (PMAS) cette année, sans doute en mai ou en juin. Le conseil d’administration de la Société Générale a validé ce PMAS, a annoncé la directrice des ressources humaines et de la communication du groupe, Caroline Guillaumin, lors d’une réunion plénière du comité social économique et central de la banque, d’après l’une des sources. «Tous les salariés ont reçu un email en ce sens, mais les modalités du PMAS n’ont pas été précisées», ajoute-t-elle. Selon une autre source, le PMAS 2019 sera «classique, sans ‘boost’». «La banque envisage de lancer un PMAS en 2019», répond une porte-parole de la Société Générale, interrogée par L’Agefi.
Durant 27 ans, jusqu’en 2014, le groupe a procédé chaque année, au mois de mai, à une augmentation de capital réservée à ses salariés et retraités. La Société Générale avait ensuite souhaité transformer cette périodicité annuelle en un rythme triennal, «compte tenu de (ses) fonds propres », avait expliqué Frédéric Oudéa, alors PDG de la banque, au cours de l’assemblée générale des actionnaires du 20 mai 2014.
Après deux années sans augmentation de capital réservée aux salariés, le groupe avait décidé d’en lancer une à la fin 2017. Mais cette opération avait été ajournée, dans l’attente du règlement des litiges relatifs au Libor et aux activités avec le fonds souverain libyen, auxquels la Société Générale se trouvait en butte aux Etats-Unis. Or la banque a tourné la page de ces litiges en juin 2018, et elle a également clos l’an dernier celui concernant les enquêtes des autorités américaines sur des violations d’embargos économiques.
Le sujet de l’actionnariat salarié est culturellement sensible à la Société Générale : en 1999, face à l’offre publique d’achat lancée par la BNP, la mobilisation du personnel avait largement contribué à préserver l’indépendance de la banque. Les salariés sont restés depuis le premier actionnaire du groupe, avec 6,17% du capital et 10,91% des droits de vote au 31 décembre dernier, devant le gestionnaire d’actifs BlackRock (6,04% du capital et 5,55% des droits de vote), selon le site internet de la banque. Dont 80,91% du capital se trouve entre les mains du public.
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