La Société générale chute en Bourse malgré la hausse de son bénéfice
La Société générale a indiqué jeudi, lors de la présentation de ses résultats annuels, ne pas être en mesure de confirmer son objectif de rentabilité des fonds propres pour 2016 du fait des contraintes réglementaires et des incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale.
En bourse, le titre reculait de 12,46% à 27,5 euros à 10H30.
La banque a précisé par communiqué que «l’augmentation des exigences en capital et l’environnement économique et financier ne permettent pas de confirmer l’objectif de ROE de 10% dès fin 2016", précisant que cet indicateur s'établit à 7,9%. Le groupe se dit néanmoins «confiant dans la capacité de son modèle à générer une rentabilité sur fonds propres de 10%» à terme.
Le coût du risque est plus élevé que prévu au quatrième trimestre à 1,157 milliard d’euros contre 746 millions attendus, notamment en raison notamment d’une provision supplémentaire de 400 millions d’euros pour les litiges, une enveloppe qui atteint 1,7 milliard à fin 2015. Le groupe n’a pas donné d’explication pour cette somme alors que la justice américaine cherche toujours à déterminer si des banques ont contourné ses règles en matière d’embargo dans plusieurs pays.
Le résultat net s’est établi à 656 millions d’euros au quatrième trimestre, légèrement en deçà des 663 millions d’euros attendus, indique le réseau. Les profits du groupe ont notamment bénéficié de la plus-value de 147 millions d’euros réalisée lors de la cession de sa participation dans le gestionnaire d’actifs Amundi. Sur l’année, le résultat net part du groupe s'établit à 4,001 milliards, une progression de près de 50% par rapport à 2014.
Plus d'articles du même thème
-
Les marchés de taux s'emballent
Les chiffres des indicateurs PMI et les tensions sur le pétrole ont fait bondir les taux des deux côtés de l'Atlantique. -
Les investisseurs se délestent des petites valeurs françaises
La Bourse de Paris est la lanterne rouge des marchés européens avec une sous-performance encore plus marquée des petites et moyennes capitalisations, plus sensibles au risque domestique. Les investisseurs arbitrent en faveur des autres marchés en Europe. -
Les hedge funds réduisent leurs arbitrages sur les taux américains
Les fonds spéculatifs se retirent progressivement des stratégies avec effet de levier dites «cash basis trade» à mesure que les écarts de prix entre les futures et les obligations du Trésor disparaissent.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
Contenu de nos partenaires
-
Nouvelle starDonald Trump et le mythe du faucon anti-Chine
Donald Trump reçoit cette semaine Xi Jinping avec un faste inédit qui en dit long sur le vrai visage du président américain face à la Chine : un pragmatique cherchant à stabiliser la relation, faute d'avoir les moyens de la contrôler -
Face à faceRachida Dati à son procès : « Je ne suis pas une ingénieure, mais pas une dilettante »
L'ancienne ministre s'est affrontée avec le procureur du PNF qui soutient qu'elle a fait du lobbying pour Renault-Nissan au Parlement européen -
Le péril jeuneEmploi des jeunes : les réformes inachevées
Malgré les réformes de l'apprentissage et des lycées pro, le chômage des jeunes repart à la hausse, le nombre de décrocheurs aussi. Economistes et partenaires sociaux tirent la sonnette d'alarme, les candidats pour 2027 restent absents