La Société générale chute en Bourse malgré la hausse de son bénéfice
Le résultat net s'établit à 4 milliards d’euros en 2015, en hausse de 50% par rapport à 2014, mais les perspectives de rentabilité de fonds propres restent incertaines pour 2016
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Agefi.fr
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La Société générale a indiqué jeudi, lors de la présentation de ses résultats annuels, ne pas être en mesure de confirmer son objectif de rentabilité des fonds propres pour 2016 du fait des contraintes réglementaires et des incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale.
En bourse, le titre reculait de 12,46% à 27,5 euros à 10H30.
La banque a précisé par communiqué que «l’augmentation des exigences en capital et l’environnement économique et financier ne permettent pas de confirmer l’objectif de ROE de 10% dès fin 2016", précisant que cet indicateur s'établit à 7,9%. Le groupe se dit néanmoins «confiant dans la capacité de son modèle à générer une rentabilité sur fonds propres de 10%» à terme.
Le coût du risque est plus élevé que prévu au quatrième trimestre à 1,157 milliard d’euros contre 746 millions attendus, notamment en raison notamment d’une provision supplémentaire de 400 millions d’euros pour les litiges, une enveloppe qui atteint 1,7 milliard à fin 2015. Le groupe n’a pas donné d’explication pour cette somme alors que la justice américaine cherche toujours à déterminer si des banques ont contourné ses règles en matière d’embargo dans plusieurs pays.
Le résultat net s’est établi à 656 millions d’euros au quatrième trimestre, légèrement en deçà des 663 millions d’euros attendus, indique le réseau. Les profits du groupe ont notamment bénéficié de la plus-value de 147 millions d’euros réalisée lors de la cession de sa participation dans le gestionnaire d’actifs Amundi. Sur l’année, le résultat net part du groupe s'établit à 4,001 milliards, une progression de près de 50% par rapport à 2014.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
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