La Société Générale bat en retraite sur les stock-options
Un pas en avant, un pas en arrière. La Société Générale a réagi en deux temps à la polémique née de l’attribution mercredi de stock-options à sesdirigeants mandataires sociaux (le président Daniel Bouton, le directeur général Frédéric Oudéa et les DG délégués Didier Alix et Séverin Cabannes).
La banque a précisé dimanche que ses cadres dirigeants renonçaient à leurs options. Vendredi, il s’étaient simplement engagés «à renoncer à lever ces stock-options tant que la Société Générale bénéficie d’un appui en fonds propres de l’Etat». Une concession à peu de frais qui n’a pas calmé la polémique: elles n’étaient de toute façon pas exerçables avant mars 2012.
Rappel des faits: la banque a attribué l’équivalent de 0,06% de son capital, au prix d’exercice de 24,45 euros. Plutôt une bonne opération pour les heureux élus. Ce cours représente un plus bas depuis septembre… 1998. Le titre cotait plus de 64 euros il y a encore six mois. De quoi laisser entrevoir, sans pécher par optimisme, un beau potentiel de redressement.A titre de comparaison, les dernières options exerçables au 18 janvier 2009, à 98,12 euros par action, n’ont aucun intérêt aujourd’hui pour leurs titulaires (voir tableau).La polémique est remontée jusqu’au président Nicolas Sarkozy, qui a qualifié l’octroi de ces stock-options d’«inadmissible» et de «scandale»: l’Etat a déjà soutenu l’établissement de la Défense en décembre à hauteur de 1,7 milliard d’euros de titres hybrides dans le cadre de la Société de prises de participation de l’Etat (SPPE), et prévoit d’injecter à nouveau la même somme en actions préférentielles au second semestre.
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