La banque au logo rouge et noir a publié des chiffres trimestriels solides et augmenté son objectif de marge mais elle anticipe des temps plus difficiles. L’action grimpe vendredi.
Publié le
Thomas Varela, Agefi-Dow Jones
L’action Société Générale recule d’environ 18% depuis le début de l’année.
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RK.
Le groupe n’a pas constaté de remontée des défauts de paiement à ce stade, mais a tout de même décidé d’augmenter ses réserves en prévision de temps plus difficiles. Ces provisions ont pesé sur le résultat net, qui s’inscrit en baisse de 6,4% au troisième trimestre, à 1,5 milliard d’euros.
Faible coût du risque
Le coût du risque, qui mesure les sommes mises de côté pour absorber d'éventuels impayés, se maintient à un niveau historiquement faible de 31 points de base. Cet indicateur progresse toutefois par rapport au point bas atteint il y a un an (15 points de base). La banque a notamment renforcé ses provisions sur les prêts accordés aux entreprises risquant d'être fragilisées par l’augmentation des prix de l'énergie.
Pour l’ensemble de l’année, la Société Générale a confirmé viser un coût du risque compris entre 30 et 35 points de base du total des encours.
La banque affiche par ailleurs un niveau de solvabilité solide, avec un ratio de fonds propres CET1 de 13,1% fin septembre, supérieur de 3,8 points aux exigences réglementaires, contre 12,9% fin juin.
Objectif de marge revu en hausse
Le produit net bancaire (PNB), l'équivalent du chiffre d’affaires, ressort en hausse de 2,3% au trimestre écoulé, à 6,83 milliards d’euros, alors que les analystes sondés par FactSet prévoyaient un tassement de l’activité, à 6,32 milliards d’euros.
Les différentes activités restent bien orientées, même si les revenus de la banque de détail en France n’ont augmenté que de 0,5%, la marge d’intérêt se trouvant pénalisée par la revalorisation du Livret A. Le groupe bénéficie par ailleurs encore assez peu de la remontée des taux sur les nouveaux crédits accordés.
La croissance a été plus franche dans la banque de détail et les services financiers internationaux (+13,5% en données comparables). Cette division a profité du dynamisme des métiers spécialisés comme le loueur automobile ALD et d’une croissance de 19% dans les services financiers.
Le titre monte
La banque de financement et d’investissement poursuit également sa trajectoire de croissance, bien qu'à un rythme moins soutenu qu’au printemps, avec des revenus en hausse de 3,9% en données comparables. Les activités de marché progressent de 5,2% tandis que celles de financement et conseil en fusions-acquisitions avancent de 1,5%, hors effet de change favorable.
La bonne résistance du chiffre d’affaires a conduit la Société Générale a relever ses prévisions de marge pour l’ensemble de 2022. Les coûts d’exploitation récurrents devraient représenter moins de 64% des revenus cette année, a indiqué la banque, qui retenait jusqu'à présent une fourchette de 64% à 66%.
A la Bourse de Paris, l’action gagnait plus de 5% vendredi en milieu de journée et prenait la tête de l’indice CAC 40.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
La banque italienne a réussi à convaincre de nombreux actionnaires d’apporter leurs titres à son offre ces derniers jours. Sa détention directe dépasse désormais le seuil des 30% et même 50% en tenant compte de l’ensemble des produits dérivés à sa disposition.
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