La Poste confirme des discussions sur l’avenir de CNP Assurances
La Poste a indiqué cet après-midi qu’une réflexion entre actionnaires est en cours sur l’avenir de CNP Assurances. « Nous avons ouvert avec l’Etat, la Caisse des dépôts (CDC), la CNP une réflexion sur l’avenir de la CNP. De très nombreuses options sont sur la table », a déclaré Philippe Wahl, le PDG de La Poste, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe public. Quelques heures plus tôt, Frédéric Lavenir, le directeur général de CNP, préférait ne faire « aucun commentaire » sur les « rumeurs qui courent concernant notre actionnariat », à l’occasion de la publication de son propre bilan 2017.
L’avenir du capital de CNP, convoitée par La Poste et détenue à près de 41% par la CDC, fait depuis plusieurs mois l’objet de nombreuses spéculations, avec en toile de fond la possible création d’un pôle financier public. Le capital de La Poste est détenu à 74% par l’Etat et à 26% par la CDC. Le groupe postal détient quant à lui près de 18% du capital de CNP via la holding Sopassure qui regroupe BPCE et La Banque Postale. L’Etat ne contrôle en direct que 0,9% du capital de CNP, qui est par ailleurs coté.
CNP n’a pas de grand réseau de distribution en propre pour commercialiser ses produits d’assurance. La Poste fait partie de ses principaux partenaires commerciaux, après la décision de BPCE de dénouer progressivement ses liens commerciaux. Pour BPCE, « CNP est une participation financière non stratégique» et « son avenir n’est pas lié à celui de nos accords », a déclaré la semaine dernière François Pérol, le président du directoire du groupe mutualiste.
Plus d'articles du même thème
-
Les assureurs du groupe Samsung visent Canopius et Principal Financial Group
Samsung Fire & Marine Insurance et Samsung Life Insurance étudieraient l'acquisition du réassureur londonien Canopius et une prise de participation dans le gestionnaire d'actifs américain Principal Financial Group, pour un montant cumulé pouvant atteindre 9.000 milliards de wons. -
La stratégie haut de gamme de Swiss Life France porte ses résultats semestriels
Au premier semestre 2026, l'assureur affiche un chiffre d'affaires stable sur un an, à plus de quatre milliards d'euros. Son résultat d'exploitation progresse en revanche de 9% pour atteindre 228 millions d'euros. -
Le Lloyd’s reste solide et maintient ses perspectives 2026
Le syndicat du Lloyd’s de Londres, marché spécialisé de l’assurance et de la réassurance, continue d’afficher une bonne performance financière. Toutefois, l’environnement tarifaire plus concurrentiel et la gestion désormais simultanée de plusieurs menaces géopolitiques, cyber ou réglementaires changent les règles du jeu.
ETF à la Une
Pictet AM débauche un responsable ETF chez J.P. Morgan
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Corne d'abondanceEpargne : l'offensive des défenseurs du climat pour financer l'adaptation écologique
Comment financer l’adaptation au changement climatique ? La ministre de l'écologie Monique Barbut propose d'utiliser le livret A ; l'association WWF France préférerait l'assurance-vie -
Think againSi la France innovait, sa croissance doublerait
Aux Etats-Unis, l’investissement « numérique », c’est-à-dire dans la recherche dans l’intelligence artificielle, dans les data centers et dans les logiciels et ordinateurs achetés par les clients, a représenté 0,7 point de la croissance en 2025. En France, cet effet d’entraînement de l’investissement numérique n’a été que de 0,1 point selon l’Insee. La croissance française devrait se limiter à 0,7 % cette année, selon les prévisionnistes. En clair, calculez. Si la France mettait autant de capital que l’Amérique dans l’innovation, sa recherche et ses équipements, sa croissance doublerait (0,7 % + 0,7 %). -
Boîte à surpriseFacturation électronique : les propriétaires de locations meublées eux aussi concernés !
La réforme entrée en vigueur mardi 1er septembre ne s'adresse pas qu'aux entreprises, malgré le discours tenu par le gouvernement. Les loueurs de meublés doivent également être inscrits sur une plateforme dédiée