La Macif marque le pas au premier semestre dans tous ses métiers
La groupe mutualiste doit sa croissance à l’intégration de la mutuelle des salariés d’IBM, mais recule légèrement en épargne et vie
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Amélie Laurin
Après son rebond de 2012, la Macif a stagné au premier semestre. La mutuelle a annoncé vendredi un chiffre d’affaires en progression de 1% seulement d’une année sur l’autre, à 2,79 milliards d’euros. Elle reste loin de son objectif 2015 de 7 milliards de revenus annuels. A fin juin, l’essentiel de ses 26 millions d’euros de cotisations supplémentaires provient des 21 millions de primes brutes de la Mutuelle du personnel IBM, précise son rapport semestriel. Cette dernière, intégrée à la Macif en février, permet au pôle santé-prévoyance d’afficher une croissance de 8,5% sur un an, avec 320 millions de cotisations, contre une hausse 1,5% à périmètre constant.
L’assurance dommage, qui représente 55% de l’activité de la Macif, croît de seulement 0,7% au premier semestre, à 1,49 milliard d’euros. Elle pâtit de la forte chute des contrats de l’ex-Macifilia, la branche entreprises gérée en extinction. Thémis, spécialiste de la protection juridique des professionnels, accuse aussi un net repli, tout comme la filiale portugaise, dont le sort n’est toujours pas réglé. Au printemps, la Macif avait pourtant annoncé une décision avant l’été. Enfin son troisième pôle, dédié à l’épargne et à l’assurance vie, a quasiment stabilisé sa collecte (-1%) avec un chiffre d’affaires en recul de 0,9%, à 983 millions d’euros.
Le résultat net part du groupe progresse quant à lui de 8%, à 80 millions d’euros. «La dégradation observée sur la marge technique, due à l’épisode de grêle et aux inondations de juin, a été compensée par une progression de la marge financière obtenue grâce à la bonne tenue des marchés actions», indique la Macif.
Axel Plichon, cofondateur et responsable du développement d’Eleva Capital, explique à L'Agefi les raisons de l’ouverture d’un grand bureau à Milan. Revenant sur l’année 2025, il confie que d’autres stratégies que les fonds phare ont attiré des flux. Enfin, il se dit peu intéressé par la croissance externe.
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