La Grèce pénalise le Crédit Agricole
Le Crédit agricole SA a annoncé ce matin avoir encaissé une chute de 75% de son résultat net au premier trimestre, les comptes étant une nouvelle fois plombés par la Grèce et les coûts de restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI). La banque, véhicule coté du groupe Crédit Agricole, indique dans un communiqué avoir passé au premier trimestre une nouvelle charge de 940 millions d’euros sur la Grèce, dont 567 millions liés à sa filiale grecque Emporiki. Son résultat net tombe ainsi à 252 millions d’euros, contre 571 millions d’euros prévu par le consensus Thomson Reuters. Ses revenus ont progressé sur la période de 2,3% tandis que ses provisions pour risque de crédit ont été multipliées par plus de deux.
La banque, qui a accusé l’an dernier sa première perte annuelle depuis son introduction en Bourse fin 2001, avait prévenu à la mi-mars que ses comptes du premier trimestre intégreraient de nouvelles provisions sur la Grèce liées au périmètre du deuxième plan d’aide à la République hellénique. Engagé comme d’autres banques européennes dans une restructuration de ses activités dans la BFI et de réduction de taille de bilan, le groupe indique également avoir atteint, à fin avril, 70% de son objectif de réduction de ses besoins de liquidité et 91% de son objectif de baisse de ses encours pondérés des risques. Cette restructuration de la BFI, qui passe par la suppression de 1.750 postes, a également entraîné au premier trimestre une charge de 224 millions d’euros.
Pour l’ensemble du groupe Crédit Agricole, le résultat net ressort à 804 millions d’euros au premier trimestre, en baisse de 47%. A titre de comparaison, le groupe BPCE (Banque populaire - Caisse d'épargne), maison-mère de Natixis, a réalisé un bénéfice net de 665 millions d’euros. BNP Paribas et la Société Générale ont de leur côté rapporté des résultats nets de respectivement 2,87 milliards et 732 millions d’euros.
A la Bourse de Paris, l’action Crédit Agricole SA a clôturé jeudi soir, avant l’annonce des résultats trimestriels, à 3,496 euros, sur une hausse de 4,55%. Le titre, qui a terminé la séance de mercredi à son cours le plus bas (3,344 euros) depuis sa cotation, est en chute de plus de 20% depuis le début de l’année.
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