La GMF accélère sa diversification en assurances de personnes
La GMF change de braquet. Deuxième acteur sur le marché de l’assurance dommages des particuliers en France, la compagnie membre du groupe Covéa souhaite désormais donner une plus grande envergure à son pôle d’assurances de personnes. Si l’activité épargne et assurance vie représente déjà 38% de ses revenus totaux, la santé et la prévoyance demeurent encore anecdotiques.
«Notre objectif est d’avoir un développement plus rapide que la moyenne du groupe sur ces marchés», n’a pas caché Patrice Forget, directeur général délégué de la GMF, en présentant hier les résultats annuels de la compagnie.
La santé constitue un axe prioritaire de développement, même si pour l’heure elle ne pèse que 0,3% de son chiffre d’affaires global. «Nous espérons que cette part va grossir dans les années à venir», a indiqué Patrice Forget. Le succès rencontré par sa nouvelle offre santé, lancé en juin 2010, lui permet d’être optimiste. A fin avril 2012, la GMF a ainsi engrangé 43.000 contrats.
«Nous souhaitons augmenter nos objectifs de production de 30% cette année et continuer à les augmenter chaque année aux cours des cinq ans à venir, avance Laurent Tollié, directeur général délégué assurances de la GMF. A moyen ou long terme, nous pensons que 15% de nos 3,28 millions de sociétaires peuvent souscrire à cette offre.»
En parallèle, la GMF a fait son entrée sur le marché de l’assurance emprunteur, en lançant un contrat dédié fin 2011, afin de bénéficier des effets de la libéralisation du secteur à la suite de la loi Lagarde. Ses objectifs demeurent toutefois modestes. «Nous visons 1.500 affaires en 2012», a indiqué Patrice Forget. Ces nouvelles orientations stratégiques interviennent après un exercice 2011 en demi-teinte. Le chiffre d’affaires accuse un recul de 1,5%, à 3,62 milliards d’euros, pénalisé par le repli de 9,1% des revenus en assurance vie. Bien que positive, la collecte nette a chuté de 48% sur un an, à 418 millions d’euros.
Par ailleurs, affecté par la restructuration de la dette grecque qui a coûté 78 millions d’euros nets à la GMF, le résultat net a reculé de 22%, à 180 millions d’euros. «Mais le résultat net 2010 avait bénéficié d’un résultat exceptionnel de 36,7 millions d’euros lié à la réforme de la réserve de capitalisation», précise Patrice Forget. Quoi qu’en baisse par rapport à 2010, le ratio de solvabilité demeure solide, ressortant à 322% contre 343% un an plus tôt.
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