La « flexicurité » danoise, un modèle qui démontre son efficacité pour l’emploi
Le Danemark se distingue dans l’Union par une croissance riche en emplois, un taux de chômage assez faible de 5,7% et un taux d’emploi plutôt élevé de 75% (contre 67% dans l’Union Européenne). La proportion de chômeurs sans emploi depuis plus d’un an est à moitié moins forte au Danemark (22,3%) qu’au sein de l’UE (46,4%), observe BNP Paribas dans une étude publiée le 11 juillet.
Le secret de cette réussite est attribué au système de la « flexicurité », une organisation du marché du travail qui allie flexibilité et sécurité, et permet aux entreprises danoises d’embaucher et de licencier « relativement facilement », tout en garantissant aux individus des revenus et des moyens de reconversion suffisants en cas de perte d’emploi.
La réussite du modèle danois provient également de leur politique active de formation qui facilite le retour au travail des personnes sans emploi. « Au total, le Danemark a ainsi consacré, en 2015, 3,3% de son PIB aux politiques du marché du travail (dont 2,1% pour les politiques actives) », remarque BNP Paribas, soit bien plus que la moyenne des pays de l’OCDE (1,3% du PIB).
Pourtant, si le marché du travail exclut très peu, il faut admettre que près du quart des salariés danois travaillent à temps partiel (contre 19,5% dans l’UE), ce qui diminue fortement le nombre moyen d’heures de travail par semaine. En outre, la sensibilité de l’emploi à l’activité comporte certains risques en cas de retournement du cycle économique. L’emploi tend en effet à s’ajuster fortement à la baisse. Ainsi, le taux de chômage était à 3,1% début 2008 mais a atteint 7,5% début 2010, tandis qu’en Allemagne, le PIB a reculé de près de 7% et l’emploi, de -0,5%.
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