La finance londonienne a versé des bonus juteux au titre de 2013
Les rémunérations variables payées par les treize plus grandes banques de la City se sont élevées à 3,4 milliards de livres au total.
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Laure BERGALA
Les banques américaines ont versé les plus gros bonus par tête à la City. Illustration L'Agefi.
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Les bonus sont restés florissants au Royaume-Uni au titre de 2013. 2.600 salariés d’établissements britanniques ou travaillant à Londres dans treize grandes banques d’investissement américaines, britanniques, suisses et japonaises, ont perçu plus de 3,4 milliards de livres (4,35 milliards d’euros) au total, selon les données compilées par Reuters (voir tableau) à partir des éléments communiqués par les banques. Ils ont touché 1,3 million de livres (1,66 million d’euros) chacun en moyenne. C’est pratiquement 50 fois la rémunération annuelle moyenne en Grande-Bretagne.
Goldman Sachs, la dernière à avoir publié ses données fin décembre quelques jours avant la limite fixée par les autorités britanniques, a versé les bonus les plus juteux. Ses 121 premiers banquiers londoniens, ceux qui sont identifiés comme faisant le plus courir de risque à l’établissement, appelés «code staff», ont perçu 367 millions de livres au total, soit près de 3 millions de livres chacun en moyenne au titre de 2013.
Les banques ont payé leurs banquiers seniors plus de 5 fois plus en rémunération variable qu’en rémunération fixe, précise Reuters. Or, la directive européenne CRD prévoit qu’à partir de 2015 le montant d’un bonus ne dépasse 100 % du salaire fixe, ou 200 % de celui-ci avec l’accord des actionnaires. Alors que Londres a posé un recours contre ce plafonnement, la juridiction européenne doit rendre son avis en début d’année. Elle pourrait suivre celui de l’avocat général de la Cour de justice européenne qui propose de débouter le Royaume-Uni.
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