La Fed donne son aval aux plans de capitaux de JPMorgan et Goldman Sachs
Deux des géants bancaires américains sont rentrés hier dans les clous du chemin tracé par la Réserve fédérale. Après que la banque centrale a formulé en mars dernier envers JPMorgan et Goldman Sachs des critiques quant aux modalités de détermination des capitaux versés aux actionnaires, la Fed a annoncé hier qu’elle n’avait «pas d’objections» aux plans révisés transmis par les banques. La Fed avait formulé ses réserves dans le cadre des tests de résistance annuels que doivent mener outre-Atlantique une trentaine d’établissements.
Ces derniers doivent appliquer des scénarios de stress afin de valider leur capacité de résistance. Et donc leur capacité à mettre en œuvre avec d’éventuels excédents de capitaux une rétribution de leurs actionnaires, sous forme de dividendes ou de rachats de titres. Les nouveaux tests annuels (Comprehensive capital analysis and review, CCAR) ont débuté le mois dernier, et leurs résultats devraient être rendus publics au mois de mars prochain.
«Nous nous réjouissons que les améliorations apportées à nos procédures correspondent aux attentes de la Fed», a indiqué le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon. L’absence d’approbation par les autorités peut en effet contraindre les banques à revoir leurs programmes de distribution, soumis à vigilance publique accrue depuis la crise financière. Certes, la Fed n’a pas remis en cause cette année les projets de JPMorgan et de Goldman Sachs, jugeant leur solidité suffisante, mais avait souligné des axes d’amélioration qualitative dans les procédures internes aux banques, sans en dévoiler précisément le contenu. L’annonce faite hier soir met fin à une menace pour les banques, qui pourront envisager plus sereinement la poursuite de la hausse du dividende et des rachats de titres.
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