La filiale française de l’assureur suisse a amélioré son résultat opérationnel l’an dernier, mais les primes encaissées ont diminué de 3%.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Amélie Laurin
Swiss Life France détaillera davantage ses résultats annuels le 21 mars
-
Photo Bloomberg.
Derrière la hausse de 5% du résultat opérationnel, du bénéfice net et du dividende de Swiss Life en 2016, les entités du groupe affichent des résultats contrastés. Alors que les profits de la Suisse et de la gestion d’actifs ont progressé de 7% l’an dernier, l’Allemagne a reculé de 7% en données ajustées, a annoncé le groupe vendredi. Entre les deux extrêmes, la France affiche un résultat opérationnel en hausse de 2%, à 224 millions d’euros, après une hausse de 24% en 2015. Le deuxième marché du groupe a souffert d’une baisse de 3% de ses primes d’assurances, qui s’élèvent à 4,1 milliards d’euros en 2016. Le recul est néanmoins moins marqué qu’à l’échelle du groupe, où les primes ont globalement reculé de 9% en monnaie locale, à 17,4 milliards de francs (16,3 milliards d’euros).
Une hausse des volumes et un meilleur mix produits
En France, «la qualité des primes en vie reste élevée, avec une solide part d’unités de compte de 42% (contre 45% durant l’exercice précédent), soit deux fois supérieure à la moyenne du marché français», se félicite Swiss Life dans un communiqué. Pour autant, le volume de primes de la filiale française a baissé de 4% en assurance vie, contre -1% pour le marché local, précise la présentation aux investisseurs du groupe. Le chiffre d’affaires en santé et prévoyance est resté stable, quand il progressait de 5% en France l’an dernier, mais il a augmenté un peu moins vite (+4% contre +5%) en prévoyance individuelle. Numéro deux du marché des contrats individuels derrière Groupama, Swiss Life France semble néanmoins limiter la casse, après l’entrée en vigueur de l’Accord national interprofessionnel qui généralise les contrats de groupe dans les petites entreprises.
Swiss Life France a également amélioré la valeur de ses affaires nouvelles de 26%, à 88 millions d’euros, grâce à une hausse des volumes et un meilleur mix produits. L’augmentation de la part des contrats de protection et la baisse «garanties» en assurance vie (fonds euro) ont plus que compensé la baisse des taux d’intérêt, explique le groupe. La marge des affaires nouvelles a continué à croître, pour atteindre 2,1%, contre 1,9% l’an dernier et 1,4% en 2014. Swiss Life France détaillera davantage ses résultats annuels le 21 mars, jour de parution du rapport annuel du groupe.
Ce dernier a par ailleurs confirmé vendredi ses objectifs 2018. Swiss Life a généré l’an dernier un rendement des capitaux propres corrigé de 9,6%, après 9,7% en 2015 et «atteignant déjà la partie supérieure de la fourchette visée de 8% à 10%».
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Hybrider assurance paramétrique et indemnitaire représente une piste sérieuse pour faire évoluer les modèles assurantiels face à l’accroissement exponentiel des sinistres climatiques.
A l’heure où toute recette supplémentaire est bienvenue, la publication d’un rapport de l'Igas bouclé en octobre dernier donne du corps à un possible renchérissement de la protection sociale complémentaire en entreprise. Au risque de déstabiliser le marché.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Au fil des années, les Premiers ministres imposent des règles de vacances de plus en plus strictes au gouvernement. Fin juin, Sébastien Lecornu avait « anticipé un scénario où il n'y aurait pas de vacances à proprement parler » à cause de la canicule