La crise de la zone euro complique les IPO de Bankia et de Cívica
Le calendrier des entrées en Bourse des deux premières banques formées par la fusion de caisses d'épargne espagnoles, Bankia et Cívica, tangue au rythme de la crise sur la zone euro. Banca Cívica, la plus petite des deux avec une valeur comptable de 2,78 milliards d’euros, a annoncé mardi après-midi qu’elle repoussait d’un jour son IPO, jusqu’au 21 juillet.
Selon l’enseigne, ce report fait suite àl’annonce, la semaine dernière, d’une publication destests de résistance européens le 15 juillet. Il est censépermettre aux investisseurs d’avoir une journée supplémentaire pour analyser les résultats de l’examen.
Comptant sur un volume d’actifs de 292 milliards d’euros et une valeur comptable de 13,2 milliards d’euros, c’est Bankia qui concentrera tous les regards la semaine prochaine. La banque née de la fusion de sept caisses d'épargne menée par Caja Madrid maintient pour l’instant la date du 20 juillet, indiquait-on hierà sonsiège madrilène. Bankia aurait passé le test de résistance avec succès, selon une source financière. Contrairement à certaines caisses d'épargne espagnoles, comme l’a laissé entendre lundi la ministre espagnole de l’Economie, Elena Salgado.
Perçues comme un test majeur de la réforme du système financier espagnol et du risque pays, les IPO, avec lesquelles les banques espèrent lever au minimum 5 milliards d’euros en tout, pourraient être grandement compliquées, voire reportées, à cause de l’explosion du différentiel avec le Bund allemand. L'écart aatteint des records historiques depuis le début de la semaine (318 pb mardi soir).
Cívica a surprisen fixant le plafond maximum du prix de l’action destinée aux petits actionnaires au sommet de la fourchette de prix annoncée fin juin, soit 3,8 euros. Bankia a d’ailleurs fait de même en annonçant un plafond de 5,05 euros, au plus haut d’une fourchette allant de 4,41 à 5,05 euros dans le prospectus de l’IPO. Les prix définitifs devraient être fixés respectivement les 18 et 19 juillet prochains. Les banques ont jusqu'à cette date pour reporter leursopérations.
Le président de Bankia et ancien dirigeant du FMI Rodrigo Rato a assuré lundi que les investisseurs institutionnels avaient déjà «pratiquement couvert» la part de l’offre qui leur est destinée (40%) et que celle destinée aux particuliers était «très avancée». Les délégations des deux banques ont commencé lundi la partie américaine de leurs tournées des investisseurs.
Plus d'articles du même thème
-
BMW dévoile ses recettes à base d’IA pour restaurer ses marges et séduire le marché
Le groupe automobile allemand entend combiner réduction de coûts, grâce à un recours accru à l’IA et à la suppression de quelque 8.000 emplois, et parcimonie dans les nouveaux modèles pour restaurer sa marge opérationnelle. -
Les candidats à la présidentielle donnent des gages à l'Afer sur l'épargne des Français
A l'occasion des 10e Assises de l'épargne de l'Afer, sept candidats à l'élection présidentielle se sont exprimés sur la préservation du cadre de l'assurance vie et la retraite par capitalisation. -
A Patrimonia, l’opportunisme prime sur les inquiétudes
Dans les travées du salon réunissant conseillers patrimoniaux et fournisseurs de solutions d'investissements, les CGP semblent confiants malgré un contexte global d'incertitude. La rédaction de L'Agefi Patrimoine a relevé quelques tendances à suivre lors de la première journée de cette édition 2026.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
« Après le 7 octobre 2023, j’ai marché dans les rues de Paris, pas lui » : Jordan Bardella répond à Emmanuel Macron
Le président du RN s’en est pris à Emmanuel Macron qui a dénoncé des propos « gravissimes et inacceptables » après la parution de l’enquête de Mediapart -
L’œil de l’expert « Face à l’IA, rien ne pourra jamais remplacer la touche humaine dans la création des nouvelles formes de la beauté. »
Faut-il opposer l’IA à l’artisanat ou, au contraire, imaginer une alliance entre technologies avancées et excellence manuelle ? Éléments de réponse avec Alberto Cavalli, directeur exécutif de la Fondation Michelangelo. Celle qui vient d’organiser la biennale Homo Faber à Venise, a pour mission de préserver, promouvoir et soutenir l’artisanat d’excellence, les métiers d’art, le design et la créativité à l'échelle internationale. -
Baisse démographique : ces 5,2 milliards d’euros que l’école pourrait réinvestir d’ici 2035
A la veille des débats budgétaires, un rapport inédit du think tank Vers Le Haut et d’UNICEF France chiffre les économies et investissements nouveaux qu'entraînerait la dénatalité dans l'Education nationale