La Caisse d’Epargne mise sur les étudiants pour développer sa banque en ligne
Opération séduction de la Caisse d’Epargne auprès des étudiants. Après avoir créé Monbanquierenligne.com en 2010 et déployé le concept à 14 caisses régionales jusqu’à présent, la banque cherche à y attirer les étudiants de 18 à 25 ans. «Les étudiants sont de plus en plus mobiles, en France mais aussi à l’étranger. Ils viennent de moins en moins aux agences. Et ils veulent la banque la moins chère possible», a expliqué hier Olivier Klein, directeur général banque commerciale et assurances de BPCE, organe central de l’Ecureuil et des Banques Populaires.
Pour seulement un euro par mois, les jeunes clients disposeront d’une carte de crédit internationale, d’un découvert autorisé sans agios, de SMS d’alerte sur la situation du compte, mais surtout d’un conseiller attitré joignable par email, téléphone ou visioconférence et sur des horaires élargis (9h-20h en semaine et jusqu’à 13h le samedi). Si la banque précise que son offre sera également accessible aux actifs de cette tranche d’âge, elle mise principalement sur la demande des étudiants.
«C’est un investissement sur l’avenir. Les étudiants sont les populations de demain de nos banques», souligne Olivier Klein. Il estime pouvoir couvrir les coûts supportés pendant la période de promotion dans les deux à trois ans suivant la fin de l’offre, si les clients restent à la Caisse d’Epargne. La banque va donc mener une campagne promotionnelle dans les universités en octobre et a créé une page Facebook et un compte Twitter permettant de souscrire à l’offre.
La Caisse d’Epargne revendique 45% de part de marché chez les 18-25 ans, en comptant l'équipement en Livret A. Cette nouvelle étape de développement de Monbanquierenligne, que les 17 caisses régionales proposeront d’ici à la fin de l’année, devrait ainsi permettre d’accélérer la croissance de sa clientèle après avoir déjà séduit plus de 100.000 personnes depuis son lancement - dont des clients du réseau physique.
La banque prévoit également de faire converger la banque en ligne avec les agences classiques. «Nous sommes en train de faire en sorte que demain, les clients qui seront en agence puissent également avoir tous les services de la banque en ligne à travers leur agence physique. Il s’agit de fusionner les concepts d’e-banking et d’agence physique», prévient Olivier Klein, ajoutant que cela devrait être effectif d’ici «un an ou deux».
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