La banque privée internationale de RBS suscite les convoitises
Royal Bank of Scotland (RBS) a-t-elle vu ses vœux exaucés à Noël? La banque britannique qui avait dévoilé en interne son projet de cession de sa banque privée, Coutts International, au cœur de l’été, avait ensuite lancé le processus de vente en invitant plus de dix acquéreurs potentiels à lui soumettre leurs propositions avant le 25 décembre, selon Reuters.
Selon les informations de Bloomberg, DBS, première banque de Singapour, étudie un projet d’offre conjointe avec Société Générale, dont elle avait racheté les activités de banque privée en Asie en octobre, nouant au passage des accords de coopération commerciale. DBS pourrait acquérir les activités asiatiques de Coutts et Société Générale sa branche européenne. La banque française se refuse à tout commentaire.
La liste d’acquéreurs potentiels courtisés par RBS comprend, outre la Société Générale, BNP Paribas, les banques singapouriennes DBS et United Overseas Bank, le malaisien Malayan Banking, HSBC, les suisses Bank J. Safra Sarasin, Credit Suisse et Julius Baer, et Banque de Montréal. Les activités britanniques de Coutts, qui comptent la reine d’Angleterre Elizabeth II parmi ses clients les plus couronnés et David Beckham parmi les plus sportifs, ne sont pas à vendre. RBS espère tirer environ un milliard de dollars (818 millions d’euros) de Coutts International.
Environ cinq acteurs auraient fait une proposition au 23 décembre parmi lesquels UBS, Credit Suisse, et Julius Baer, selon le quotidien romain Il Messaggero. Boris Collardi, directeur général de Julius Baer, s’est toutefois déclaré peu intéressé dans le Financial Times, qui indique par ailleurs que le suisse EGF International et la banque brésilienne BTG pourraient faire une offre. Intesa aurait décidé de ne pas en déposer, toujours selon Il Messaggero. Son directeur général, Carlo Messina, aurait renoncé parce que RBS vend les actifs de sa banque privée mais pas sa marque.
Les activités de Coutts International pourraient être vendues ensemble ou en séparant la branche asiatique - qui représente un tiers des 36 milliards de dollars d’actifs gérés - des activités européennes. Le groupe est basé à Zurich et présent à Genève, à Monaco, dans les îles anglo-normandes, au Moyen-Orient (Dubai, Abu Dhabi, Qatar) et en Asie (Singapour, Hong-Kong).
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