La Banque de France fait maigrir son réseau
Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, doit présenter le 21 septembre aux syndicats son projet de réorganisation du réseau à horizon 2020. Mais l’institution n’a pas attendu cette date pour dévoiler, hier, les détails de sa restructuration dans un communiqué.
Au nombre de 127, les implantations territoriales de la Banque de France passeront à 105 en 2020, dont 22 succursales régionales. Ces implantations seront davantage spécialisées. Cela s’accompagnera de l’investissement dans de nouveaux outils, notamment pour l’application informatique qui traite les dossiers de surendettement.
L’activité fiduciaire sera la plus touchée par la restructuration, en raison de la baisse attendue des volumes de billets à traiter. Sur les 127 implantations de la Banque de France, 72 assurent aujourd’hui un service de caisse. Elles ne seront plus que 32 en 2020, en comptant deux nouveaux centres fiduciaires: l’un dans le Nord (le projet a été lancé), l’autre en Ile-de-France pour remplacer toutes les caisses de la région.
La réorganisation se traduira par la suppression de 1.700 à 2.100 postes sur la période. De 6.300, les effectifs du réseau tomberont dans une fourchette de 4.200 à 4.600 équivalents temps plein. Dans une première étape, d’ici à 2015, la fermeture de 17 caisses entraînera le reclassement de 227 agents. Le reste des suppressions de postes sera couvert par les départs en retraite, estimés à 2.600 dans le réseau d’ici à 2020, sachant que 500 à 1.000 recrutements sont prévus en parallèle. En janvier, la Banque de France avait annoncé un plan plus vaste de 2.500 suppressions de postes (en incluant les effectifs du siège) grâce au non-remplacement d’un départ en retraite sur deux.
L’intersyndicale a déjà protesté contre ce projet et fait des contre-propositions, en préconisant un élargissement des missions. Reste que dans son rapport sur la Banque de France publié en avril 2012, la Cour des comptes jugeait «le réseau territorial encore trop étendu» et voyait «d’importants gisements de productivité». Pour l’Etat, la rentabilité de la banque centrale constitue un enjeu de taille: entre l’impôt sur les bénéfices et les dividendes, il perçoit de l’institution environ 3 milliards d’euros chaque année.
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