La Banque de France demande au Comité de Bâle de revoir sa copie
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a demandé mercredi au Comité de Bâle de revoir ses propositions sur le calcul des fonds propres bancaires, pour éviter une hausse significative des exigences imposées aux banques.
«En l'état, les propositions techniques soumises à consultation par le Comité de Bâle ne respectent pas cet engagement et elles doivent donc être revues», a déclaré le banquier central à l’occasion du Forum organisé par Paris Europlace. François Villeroy de Galhau fait référence à la nécessité, soulignée par le G20 et le Groupe des gouverneurs des banques centrales et responsables de la supervision (GHOS) du comité de Bâle, de ne pas augmenter significativement les exigences de fonds propres pour les banques.
Le Comité de Bâle a engagé depuis plusieurs mois une révision du calcul des actifs pondérés des banques, un processus que ces dernières ont surnommé «Bâle 4». Les établissements de crédit européens, notamment, craignent que cette réforme n’accroisse de 20% à 30% leurs besoins en capitaux. Le Comité de Bâle doit trancher le 11 septembre.
A l’occasion de son intervention, François Villeroy de Galhau a par ailleurs réaffirmé sa position sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Pour maintenir leur accès au marché intérieur, les Britanniques devront se conformer aux règles européennes, a-t-il rappelé en excluant qu’ils puissent obtenir un traitement à la carte lors des négociations sur les modalités de leur départ.
Plus d'articles du même thème
-
La Managed Funds Association demande au Conseil de stabilité financière de revoir ses pratiques "saines" sur l'usage de l'IA
Le lobby, qui réunit hedge funds et fonds de dette privée, juge les pratiques proposées par le Conseil de stabilité financière sur l'utilisation responsable de l'IA par les sociétés financières pas assez flexibles et non proportionnées. -
Sarah Bagnon (KPMG) : « Non, les entreprises n'ont pas posé le crayon sur la directive CSRD »
Pour Sarah Bagnon, associée en charge des équipes ESG chez KPMG France et présidente de la commission durabilité de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, la première année a été celle de l'apprentissage du reporting durable. La deuxième est davantage celle de la consolidation. -
BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
En termes de solvabilité et de rentabilité, la banque a tenu dès ce semestre des promesses faites pour l'année 2027. Les investisseurs semblent saluer les efforts réalisés depuis six mois, le titre BNP Paribas ayant effectué un notable rattrapage vis-à-vis de ses pairs européens. Il reste encore à ramener BNL et Arval dans les standards fixés par le groupe.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX : premier vol d’essai réussi pour la mégafusée Starship depuis l’entrée en Bourse du groupe
La mégafusée Starship a mené vendredi un vol d'essai réussi, le premier depuis l'introduction en Bourse de SpaceX en juin. Le lanceur doit notamment jouer un rôle central dans le programme lunaire Artémis de la Nasa -
Ukraine : ce que la nomination du général Mykhaïlo Drapaty à la tête de l'armée peut changer
Connu pour son image de réformateur, Mykhaïlo Drapaty, 43 ans, succède à Oleksandr Syrsky à la tête des forces armées ukrainiennes. Une nomination porteuse d'espoir en Ukraine, mais qui s'accompagne d'attentes considérables -
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran
Donald Trump a menacé dans la nuit de vendredi à samedi d'intensifier les frappes contre l'Iran, après avoir déjà averti vouloir saisir les avoirs iraniens gelés pour indemniser les navires touchés dans le Golfe. Téhéran multiplie les mises en garde, tandis que le conflit s'étend désormais à la mer Rouge