Kepler Cheuvreux remanie sa direction générale
Kepler Cheuvreux a annoncé aujourd’hui la nomination de Guillaume Cadiou au poste nouvellement créé de président du directoire. Ce X-Ponts de 40 ans assure la direction opérationnelle du courtier européen, après sept années chez le spécialiste des minéraux industriels Imerys.
Fondateur et premier actionnaire de Kepler Cheuvreux, Laurent Quirin a quant à lui troqué son titre de PDG pour celui de président du conseil de surveillance. Le groupe, dont le siège est à Paris, a en effet opté une structure de direction duale en novembre dernier. «C’est une demande de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, ndlr) qui nous a invités à dissocier les fonctions de présidence et de direction générale», explique à L’Agefi Guillaume Cadiou. Arrivé début 2018, il siège au directoire au côté du directeur financier Paul Rattier, seul autre membre pour le moment.
Guillaume Cadiou est en charge du développement du groupe et des affaires courantes, tandis que Laurent Quirin se consacre aux relations avec les actionnaires. Les représentants de Crédit Agricole CIB, d’UniCredit ou encore de Rabobank siègent désormais au conseil de surveillance, qui regroupe les 13 anciens membres du conseil d’administration.
Kepler Cheuvreux a également recruté Emmanuel Le Coz, un ancien de SG CIB spécialiste du trading électronique, comme directeur de la transformation digitale en charge des équipes informatiques. Il remplace Frédéric Jamin qui devient responsable de la performance, fonction nouvellement créée pour «gérer la bonne allocation des ressources [et] l’ensemble des frais généraux». Le groupe a par ailleurs promu Julia Aliche responsable risques, contrôle interne et conformité.
«Avec ces nouvelles nominations, Kepler Cheuvreux met les moyens en face de ses enjeux et de ses objectifs, déclare Laurent Quirin dans un communiqué. Côté enjeux, notre volonté est de transformer les évolutions du secteur financer en opportunités grâce à notre indépendance et notre agilité : réglementation Mifid 2, transformation digitale, Brexit. Côté objectifs, nous souhaitons renforcer notre position de leader européen indépendant de services financiers spécialisé dans le recherche, l’intermédiation et le conseil».
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas met sa banque d’investissement en ordre de marche pour 2030
Le groupe bancaire modifie l’organisation de certains pans de sa BFI en amont du plan stratégique qu’il présentera début février. L’Europe, la couverture clients et les développements dans les infrastructures digitales ainsi que la souveraineté sont au cœur des priorités de la banque d’investissement de BNP Paribas. -
L’Europe se prépare au difficile passage du règlement-livraison en un jour
Programmé pour le 11 octobre 2027 afin de s’aligner sur Wall Street, le passage des marchés financiers européens à un règlement-livraison des titres en un jour au lieu de deux a rallié les professionnels malgré la complexité de sa mise en œuvre. -
Jacques Vigner (Amafi) : «Les responsables politiques doivent envisager le rôle des marchés financiers de façon stratégique»
Responsable de la supervision stratégique Marchés mondiaux chez BNP Paribas et également vice-président de l’association internationale des produits dérivés (Isda), le nouveau président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) commence son mandat avec la volonté d’obtenir un soutien des décideurs politiques.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Règle d’or budgétaire : l’offensive politique du RN à l'épreuve d'un calendrier intenable
Au lendemain du rejet du budget, Jordan Bardella veut voter « en urgence » la règle d’or pour l'inscrire dans la Constitution. Or, les délais et le contexte politique rendent intenable son calendrier express -
« Sur les réseaux sociaux, l'agressivité attire l’attention des électeurs, sans pour autant les convaincre »
La somme phénoménale de douze milliards de dollars a été dépensée pour la publicité politique à la télévision et sur les réseaux à l'occasion de la campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Avec quels résultats ? -
DésinformationPrésidentielle : la campagne otage des algorithmes
Une partie de l’échiquier politique s’inquiète de voir l’élection présidentielle biaisée par la prolifération de faux contenus et l’opacité entretenue par les plateformes, dont la responsabilité est pointée du doigt