KBC déçoit les investisseurs sur ses objectifs 2015
KBC finit le travail. Après avoir cédé plus de 20 participations depuis 2009 et réduit de 34 milliards d’euros ses actifs pondérés par le risque, la banque belge a annoncé hier la dernière étape de son recentrage, ainsi qu’une réorganisation.
L’objectif est de rembourser à l’Etat néerlandais d’ici à fin 2013 une tranche d’aide de 4,67 milliards d’euros, intérêts inclus, qui a permis de sauver le groupe en 2008-2009. Cette réorganisation pourrait se traduire par des suppressions d’effectifs, non chiffrées à ce stade.
La banque a aussi livré ses objectifs à horizon 2015. Elle entend atteindre des ratios de liquidité à 30 jours et à un an, selon les normes Bâle 3, de 100% et 105% respectivement. Elle vise aussi un coefficient d’exploitation sous les 55% pour ses activités bancaires, et un ratio combiné (sinistres et charges sur primes) inférieur à 95% dans l’assurance non vie. Au vu des performances du premier semestre 2012, l’objectif paraît largement à sa portée: le coefficient d’exploitation atteignait 58% au 30 juin, et le ratio combiné déjà 89%.
Les investisseurs ont donc jugé le plan peu ambitieux, et imprécis sur le volet des réductions de coûts. La banque a de surcroît renvoyé au premier trimestre 2013 l’annonce de son objectif de rentabilité. Le titre a plongé hier de 5,2% après un gain de plus de 10% la semaine dernière.
Le prêteur flamand refond par ailleurs ses activités autour de quatre divisions opérationnelles. Outre la Belgique, la République tchèque, deuxième marché de KBC, sera une «business unit» à part entière. La division marchés internationaux regroupera les autres pays ciblés par le groupe: Slovaquie, Hongrie et Bulgarie, ainsi que le cas particulier de l’Irlande. Quant au pôle «fabrique de produits internationale», on y trouvera les usines de gestion d’actifs ou de crédit à la consommation.
KBC a enfin réaffirmé sa volonté de céder ses filiales russe (Absolut Bank), slovène (NLB), serbe, allemande ainsi que la Banque Diamantaire Anversoise. Dans cette perspective, la banque a déjà déprécié ces participations de 1,2 milliard d’euros à fin juin. Elle en espère un gain de 5 milliards d’euros d’encours pondérés.
Seule exception dans ce paysage, l’Irlande. Une filiale invendable, où KBC attend 500 à 600 millions de provisions en 2012, «et qui devrait coûter 1,7 milliard sur 2012-2014», estimaient en août les analystes de Natixis.
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