JPMorgan profite de l’embellie du trading obligataire
Les résultats du premier trimestre publiés mardi par JPMorgan Chase confirment les dires de Daniel Pinto, responsable de sa banque de financement et d’investissement, qui annonçait en février un démarrage «très fort» de l’activité de trading en début d’année. La première banque américaine a réalisé un bénéfice net en hausse de 12,2% au premier trimestre, à 5,91 milliards de dollars.
Les revenus du trimestre, en hausse de 4%, profitent en particulier de la progression de 5% de ceux de sa division FICC (obligataire, changes et matières premières), en augmentation pour la première fois depuis 2010, à 4,1 milliards de dollars, quand le consensus interrogé par Bloomberg attendait 3,94 milliards. Les revenus de l’ensemble de l’activité de trading sont en progression de 9%, à 5,7 milliards, ceux du trading actions ont crû de 22%, à 1,6 milliard.
En 2014, la faible volatilité des marchés avait pénalisé les revenus issus du trading des grandes banques américaines mais ces activités retrouvent des couleurs avec le retour de la volatilité, comme l’escomptaient la semaine dernière les analystes de Citigroup. Ceux de JPMorgan anticipaient même une hausse de 9% des revenus du trading FICC au niveau du secteur. La volatilité sur les changes est notamment repartie à la hausse en début d’année après l’abandon par la Banque nationale suisse du cours plancher du franc.
«Nous pensons que cette situation va perdurer à un certain degré, mais peut-être pas aussi fortement qu’au premier trimestre, estime Marianne Lake, directrice financière de la banque. Il y aura d’autres événements, comme la normalisation des taux d’intérêt, qui participeront à la bonne santé des revenus du trading à l’avenir».
Elle a par ailleurs annoncé que le groupe devrait trouver un accord avec la justice américaine dans les semaines à venir dans le dossier de manipulation des changes, et que les sujets juridiques devraient être «normalisés» d’ici à 2016. La banque a provisionné 487 millions de dollars pour frais juridiques au premier trimestre, contre près d’un milliard au quatrième trimestre 2014.
Les bons résultats de JPMorgan apportent de l’eau au moulin de Jamie Dimon, directeur général de la banque, dans le débat qui l’oppose aux partisans d’une scission des activités du géant américain. «Le mix des activités continue à bien fonctionner», a t-il assuré mardi.
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