JPMorgan met en avant sa franchise diversifiée comme levier de croissance
Au fil de neuf présentations, JPMorgan s’est efforcée de rassurer les investisseurs sur sa capacité à générer de la croissance. D’entrée de jeu, le directeur financier, Doug Braustein, a fixé le cap en annonçant un objectif de résultat annuel de 24 milliards de dollars, sans toutefois arrêter de calendrier. La banque a dégagé en 2011 un bénéfice net de 19 milliards de dollars. Ce but doit être poursuivi via la franchise du groupe, qui mêle BFI, gestion d’actifs, banque de détail ou encore services monétiques. Alors que la perspective d’acquisitions est présentée comme «raisonnablement improbable» à court terme, l'établissement compte sur ses propres atouts.
Dans la banque de détail, quelque 900 nouvelles agences pourraient être déployées au cours des prochaines années. Une attention toute particulière serait portée à la Californie et à la Floride, a précisé Todd Maclin, en charge de cette activité. Mais cette expansion sera ciblée, la banque voyant «une opportunité limitée» pour approfondir les relations avec des clients disposant de moins de 100.000 dollars de dépôts et d’investissements. Pour justifier cette approche, JPMorgan cite les règles qui plafonnent les frais bancaires facturés par les établissements.
Dans la banque d’investissement, où l’activité connaît un sérieux coup de frein, le groupe vante là aussi son profil diversifié. Dans un exercice de transparence peu commun dans l’industrie, il a détaillé la contribution au produit net bancaire des différents produits de trading lors d’un «trimestre typique» : 375 millions de dollars du trading obligataire, 350 millions de dollars aussi bien des swaps de taux que du forex et des futures, ou encore 325 millions de dollars du cash actions et 300 millions de dollars des asset-backed securities.
La banque livre également des informations sur les revenus moyens par ordre et sur la typologie de sa clientèle. Un effort de transparence qui vise, semble-t-il, à envoyer un message aux régulateurs, alors que les établissements de Wall Street s’inquiètent de l’impact de la règle Volcker sur les opérations de market-making et sur la liquidité du marché. D’ici fin 2012, JPMorgan vise 413 milliards de dollars d’actifs pondérés du risque, soit une diminution de 54 milliards par rapport à fin 2011, et maintient pour sa BFI un objectif de rendement des fonds propres de 17%.
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