JPMorgan et Morgan Stanley percent sur le florissant marché chinois
JPMorgan et Morgan Stanley ont franchi une étape cruciale de leur développement en Chine. L’autorité bancaire locale a en effet annoncé ce matin avoir autorisé la création des coentreprises des deux groupes américains sur le marché des titres, respectivement aux côtés de First Capital Securities et de China Fortune Securities.
La part des groupes américains sera limitée à un tiers du capital, plafond autorisé par Pékin. Mais la nouvelle revêt un caractère tout à fait stratégique, ouvrant concrètement les portes d’un marché très prometteur, en autorisant les banques étrangères à émettre des actions et des obligations en Chine. Certes au sein d’une coentreprise au sein de laquelle elles restent minoritaires.
Les acteurs étrangers ne peuvent visiblement tout simplement pas se permettre de se montrer difficiles, la quête du marché chinois est incontournable, quelles que soient les embûches, notamment réglementaires. Morgan Stanley avait d’ailleurs fait son entrée sur le marché des titres en Chine en 1995 aux côtés de China International Capital Corp (CICC), avant de récemment céder sa participation. Pour JPMorgan, il s’agit aujourd’hui d’un véritable baptême du feu.
Il est vrai que le marché boursier chinois pourrait être le plus important au monde à l’horizon 2030, selon les économistes de Goldman Sachs. Il est aujourd’hui au deuxième rang derrière celui des Etats-Unis. Thomson Reuters souligne que le pays a représenté 27% des volumes mondiaux d’introductions en Bourse l’an passé, pour des capitaux levés de 69,5 milliards de dollars contre 9,5 milliards en 2008. Le marché obligataire chinois aurait de son côté triplé sur la même période, à 449 milliards de dollars.
Les deux banques américaines récompensées aujourd’hui de leurs efforts d’entrée sur le marché rejoignent ainsi notamment Credit Suisse, Deutsche Bank, UBS ou Goldman Sachs. Cette dernière avait été la précédente banque américaine à obtenir le visa des autorités, il y a six ans. L’annonce du jour survient, signe de bonne volonté, à quelques jours de la visite du Président chinois Hu Jintao aux Etats-Unis, du 18 au 21 janvier.
Le marché reste pourtant dominé par les acteurs locaux, au premier rang desquels Citic Securities, la Chine, comme le souligne ce matin le Wall Street Journal, restant pour l’heure davantage une terre de promesses que de profits pour les banques occidentales.
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