Jack Bouin succède à Philippe Brassac à la Fédération du Crédit Agricole
La fumée blanche est sortie de la rue La Boétie. Le bureau fédéral de la Fédération nationale du Crédit Agricole a élu hier matin Jack Bouin comme nouveau secrétaire général de la FNCA, l’entité qui rassemble les 39 caisses régionales de la banque verte, selon des sources proches. Une assemblée générale de la Fédération, où votent tous les présidents et les directeurs généraux de caisses, devrait se réunir cet après-midi pour modifier les statuts de la FNCA afin de supprimer le poste de secrétaire général et le transformer en première vice-présidence. Si l’appellation change, les fonctions resteront les mêmes.
Jack Bouin succéderait ainsi à Philippe Brassac, appelé à prendre le 20 mai la direction générale de Crédit Agricole SA en lieu et place de Jean-Paul Chifflet. A 60 ans, le nouveau «premier vice-président» est un pur produit du groupe mutualiste, où il est entré en 1972 dans le réseau d’agences. Il dirigeait depuis 2013 la caisse d’Aquitaine après avoir tenu les rênes pendant sept ans du Crédit Agricole du Finistère.
Au sein du groupe, Jack Bouin était aussi le directeur général référent des métiers de paiement et de flux depuis 2007, et président de Crédit Agricole Paiement depuis sa création en 2012. Il est également administrateur de nombreuses filiales de Crédit Agricole SA dont LCL. Entré au bureau fédéral de la FNCA en 2011, il était déjà l’un des deux secrétaires généraux adjoints depuis 2013.
Hier, le bureau a également élu Raphaël Appert, DG de la caisse Centre Est comme secrétaire général adjoint, et a fait entrer en son sein Thierry Pomaret, DG du Crédit Agricole Alpes Provence.
Ce passage de témoin intervient dans un contexte particulier pour le groupe. Philippe Brassac et Dominique Lefebvre, président de la Fédération, poussent depuis près de deux ans à une refonte de la gouvernance du Crédit Agricole. Objectif: que le groupe puisse enfin parler d’une seule voix à l’extérieur et mette fin au face à face FNCA/CASA, inhérent à la structure actuelle de la banque verte. Dans le schéma à l’étude, les fonctions d’organe central seraient transférés du véhicule coté Crédit Agricole SA, dont les résultats sont publiés ce matin, vers les caisses régionales, l’actionnaire majoritaire.
Passé au second plan le temps d’assurer les changements d’hommes au sein du groupe, ce projet de réorganisation devrait avancer à nouveau.
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