Intesa Sanpaolo envisage toujours de coter sa gestion d’actifs
L’administrateur délégué d’Intesa, Carlo Messina, l’a confirmé hier lors d’un entretien accordé à Bloomberg. La banque italienne passera en revue cette année les différentes options pour sa filiale de gestion d’actifs Eurizon Capital, dont une introduction en Bourse (IPO) ou la conclusion d’un partenariat. «Nous pouvons envisager une cotation ou un rapprochement de notre gestion d’actifs, tout en maintenant notre contrôle. C’est quelque chose que nous évaluerons au cours de l’année 2015», a déclaré le dirigeant italien.
UniCredit, rival d’Intesa, a bousculé l’an dernier le marché de la gestion d’actifs en annonçant la fusion de sa filiale Pioneer avec celle de Santander (Santander Asset Management). Objectif : créer l’une des quinze premières sociétés de gestion d’actifs en Europe.
Intesa, qui a lancé au printemps dernier un nouveau plan quadriennal prévoyant des économies et des cessions d’actifs, avait déjà indiqué le mois dernier songer à une IPO pour sa banque privée. A l’automne, le groupe avait également confié étudier le dossier de Coutts International, la filiale de gestion de fortune de Royal Bank of Scotland. Il ne serait toutefois pas intéressé par le seul rachat de la division internationale. Une telle opération de croissance externe en Suisse, au Royaume-Uni, en Asie ou aux Etats-Unis lui permettrait de renforcer sa présence en dehors de son marché domestique.
Dans la perspective d’une éventuelle acquisition dans la gestion d’actifs et la banque privée, «la marque est l'élément que je considère en premier lieu», a glissé Carlo Messina, cité mardi par la presse italienne à l’occasion de la publication des résultats annuels. La banque turinoise voit dans ces différents projets l’opportunité de financer le développement d’activités soumises à un contexte de taux bas qui érodent ses marges.
En 2014, Eurizon Capital a dégagé un bénéfice net de 270 millions d’euros, en hausse de 51,7% comparé à 2013, un exercice marqué par de lourdes dépréciations. Les actifs sous gestion ont gonflé de 43 milliards d’euros sur la période. Quant à la banque privée Banca Fideuram, elle a également connu une rentabilité en forte hausse l’an dernier avec un bénéfice net de 356 millions d’euros (+63,3%). Intesa avait déjà planché sur un projet de cotation de Banca Fideuram en 2010 avant de l’annuler en raison des conditions de marché.
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