Intesa parvient à limiter la casse
Après une année 2011 marquée par une perte abyssale et malgré les craintes d’aggravation du risque de crédit l’année dernière, Intesa Sanpaolo a affiché des comptes 2012 relativement satisfaisants.
En effet, alors que les analystes anticipaient en moyenne au quatrième trimestre une perte nette de 121,6 millions d’euros selon le consensus Bloomberg et de 169 millions selon le consensus Thomson Reuters, la première banque italienne affiche un résultat négatif de «seulement» 83 millions.
Cette perte est liée à une dépréciation de 107 millions d’euros relative à la participation de la banque dans Telco, la holding de contrôle de Telecom Italia. Au dernier trimestre 2011, le passage de 10,2 milliards d’euros de dépréciations de survaleurs (goodwill) avait provoqué une perte équivalente. Pour l’ensemble de l’année 2012, la situation s’est considérablement améliorée: le groupe a renoué avec les bénéfices (1,6 milliard d’euros), contre une perte de 8,2 milliards en 2011.
La communauté financière nourrissait de grandes inquiétudes quant à l’évolution du profil de risque d’Intesa. Là aussi, la banque a partiellement rassuré. S’ils restent importants à 1,71 milliard d’euros, les provisions et ajustements reculent néanmoins de 32% au quatrième trimestre par rapport à la même période un an plus tôt. Dans cette catégorie, les provisions correspondant au risque de perte sur les prêts octroyés par la banque ont reculé de 27%, à 1,46 milliard d’euros. En revanche, le niveau des provisions demeure supérieur à 2011 sur l’ensemble de l’année: il augmente de 11%, à 4,7 milliards d’euros.
L’établissement a également légèrement renforcé sa solvabilité réglementaire. Son ratio de fonds propres purs core tier one passe de 11,1% à 11,2% entre le 30 septembre et le 31 décembre 2012.
Intesa a confirmé que la restauration de ses marges et de sa solidité financière (renforcement des fonds propres et de la liquidité, amélioration du profil de risque) resterait sa priorité pour 2013, face aux échéances fixées par les régulateurs. L’établissement précise qu’il poursuivra ses efforts destinés à augmenter ses marges de crédit – entamés en 2011 – afin de restaurer sa rentabilité. En outre, la banque limitera l’augmentation des rémunérations.
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