ING solde son aventure dans la banque en ligne en Amérique du Nord
ING poursuit sa quête de rédemption après avoir reçu 10 milliards d’aide de l’Etat néerlandais pendant la crise financière consécutive à la faillite de Lehman Brothers. Monté à 9,3% du capital de Capital One Financial Corporation en février après avoir vendu à ce dernier sa filiale américaine ING Direct USA, le bancassureur entend désormais céder sa participation minoritaire: il a communiqué hier les détails financiers de l’opération, qui sera orchestrée par Bank of America Merrill Lynch, Morgan Stanley et Citigroup et s’achèvera lundi 10 septembre.
ING va procéder à la mise sur le marché des 54 millions d’actions Capital One en sa possession pour un montant total d’environ 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros). «La transaction devrait générer un bénéfice de 300 millions d’euros après impôt – lequel sera enregistré au troisième trimestre – ainsi qu’une libération du capital d’un milliard», explique le groupe dans un communiqué. En termes de ratio de fonds propres réglementaires core tier one, l’opération se traduira par un gain de 35 points de base (pb), ajoute le groupe.
ING tourne donc définitivement la page de son aventure nord-américaine dans la banque en ligne. En effet, le bancassureur a annoncé le 29 août la cession d’ING Direct Canada (1,8 million de clients et 30 milliards de dollars canadiens de dépôts) à Bank of Nova Scotia pour 3,1 milliards de dollars canadiens (2,48 milliards d’euros) – ce à peine un mois après avoir indiqué qu’il étudiait les «pistes stratégiques» pour sa filiale. Cette transaction aura, elle, un effet positif de 47 pb sur le ratio core tier one d’ING. Aux taux de change actuels, les deux opérations combinées porteront ce ratio à 11,9%, par rapport aux 11,1% affichés le 30 juin.
Le bancassureur ne va pas s’arrêter là. Pressé par Bruxelles de rembourser ses dettes à l’Etat néerlandais et de renforcer ses fonds propres réglementaires, il a entrepris une cure d’amaigrissement draconienne depuis un an. ING Direct UK est ainsi sur la sellette, puisque la filiale britannique fait l’objet de la même «étude stratégique» que sa consœur canadienne. Au Royaume-Uni, la banque en ligne revendique 1,5 million de clients, pour 750 employés. Le sort des autres entités d’ING Direct (en Australie, Autriche, France, Allemagne, Italie et Espagne) n’est pour l’instant pas scellé.
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