ING presse le pas pour finaliser sa restructuration d’ici à fin 2016

Le groupe néerlandais a obtenu de Bruxelles une modification d’un calendrier passant par une IPO de l’assurance européenne et japonaise en 2014
Benoît Menou

Le lion orange servant de symbole à ING n’a pas encore recouvré toute sa force mais a saisi hier une occasion de rugir, le titre s’adjugeant un gain de 3,21% en clôture à Amsterdam à 9,574 euros. Le bancassureur néerlandais a en effet obtenu de la Commission européenne un aménagement de son plan de restructuration, héritage du soutien public de 10 milliards d’euros reçu en 2008. Ce plan devrait ainsi s’achever en 2016 et non plus en 2018 avec la sortie totale des activités d’assurance et de gestion d’actifs en Europe. Ce qui passe par une introduction en Bourse toujours prévue en 2014 et une cession de la majorité du capital avant fin 2015.

Le périmètre pourtant a évolué hier, pour inclure l’activité d’assurance au Japon, qu’ING ne pouvait raisonnablement plus espérer vendre seule avant fin 2013 comme le groupe l’a fait dans les autres pays asiatiques conformément aux exigences de Bruxelles (comme en Corée du Sud cet été). Le groupe amstellodamois fait coup double en obtenant un délai de deux ans au Japon et, selon ses dires, «en renforçant et en diversifiant» le profil d’ING Insurance devant entrer en Bourse (et dont ING Life Japan représente 20% du résultat d’exploitation).

ING, qui a fait part hier d’une offre d’échange sur sa dette subordonnée, a qui plus est, conformément à son annonce du 30 octobre, procédé au remboursement d’une tranche supplémentaire de l’aide publique pour 1,125 milliard (dont 750 millions de principal) d’euros, portant le montant de ses remboursements à 11,3 milliards (dont 8,5 milliards de principal).

Le groupe devrait solder ses comptes avec la puissance publique en deux versements en mars 2014 et mai 2015 (pour 2,25 milliards dont 1,5 milliard de principal), même si le directeur financier Patrick Flynn n’a pas caché son souhait d’en finir « le plus vite possible ». Ce qui redonnera à ING sa liberté de manœuvre en matière de tarification ou de croissance externe.

Le groupe néerlandais a, enfin, levé le voile hier sur des résultats conformes aux attentes. Le résultat net courant a progressé de 6% à 891 millions d’euros au titre du trimestre écoulé, pour un résultat net en chute de 85% à 101 millions du fait d’une charge de 950 millions liée à la cession en Corée du Sud. Le ratio core tier 1 côté banque a progressé de 0,6 point sur le seul troisième trimestre pour s’élever à 12,4%.

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