ING prépare le terrain à la cotation de ses activités d’assurance

Le groupe vise deux IPO séparées aux Etats-Unis et en Europe. Il va passer à la paille de fer les comptes de ses compagnies américaines
Alexandre Garabedian

ING va faire le bonheur des banquiers sur le primaire actions. Le groupe néerlandais, qui s’est engagé auprès de la Commission européenne à se recentrer sur son métier bancaire d’ici à fin 2013, a indiqué mercredi qu’il travaillait comme scénario central à la cotation séparée de ses activités d’assurance, aux Etats-Unis et en Europe. Deux IPO sont prévues à l’horizon 2012 voire «au quatrième trimestre 2011 si les conditions le permettent», a indiqué le directeur général Jan Hommen.

La décision de procéder à deux et non une seule introduction en Bourse offre, selon le groupe, plus de flexibilité et de chances de valoriser au mieux l’activité, notamment aux Etats-Unis. Pour rendre l’IPO américaine acceptable aux yeux des investisseurs, ING va aligner au préalable ses règles de comptabilité et de couverture sur la pratique de ses concurrents. Cela se traduira par une charge d’un milliard d’euros dans ses comptes du quatrième trimestre, et par une dotation de 1 à 1,3 milliard dans les réserves de l’activité d’ici à fin mars 2011 pour couvrir le déficit lié au passage en juste valeur de cette ligne.

L’activité d’assurance américaine, sur laquelle ING a enregistré une dépréciation de survaleur de 513 millions au troisième trimestre, va également accélérer sa restructuration et son recentrage sur les retraites. L’objectif est de réduire la base de coûts de 100 millions d’euros dès 2011.

«Il sera plus facile de s’engager sur la voie de l’IPO ou de vendre l’activité variable annuities», estime Cor Kluis, analyste chez Rabo Securities. Les investisseurs l’attendent avec impatience, car, comme le rappellent les analystes d’Aurel BGC, «ING est de nouveau pénalisé par sa division assurance et cette tendance devrait se poursuivre dans les mois à venir».

Le pôle assurance n’a en effet dégagé au troisième trimestre qu’un bénéfice avant impôt de 18 millions d’euros, en raison des charges exceptionnelles liées à l’apurement des contrats à annuités variables. A l’inverse, la contribution du pôle banque dépasse 1,5 milliard d’euros, bien aidée par une baisse du coût du risque. L’apport d’ING Direct (412 millions d’euros) a notamment dépassé pour le deuxième trimestre consécutif celui du réseau de détail aux Pays-Bas.

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