ING pourrait récolter 1,5 milliard de dollars grâce à l’IPO de sa filiale américaine

Le groupe néerlandais conservera pour l’instant le contrôle de Voya Financial, dont les titres sont attendus sur le Nyse dès le 2 mai
Benoît Menou

Bienvenue en Bourse de New York à Voya Financial. Telle est la nouvelle enseigne que doit adopter la filiale d’ING aux Etats-Unis (retraite, investissement, assurance) à l’occasion de son introduction en Bourse. Le groupe de services financiers néerlandais a précisé hier, après avoir ouvert le dossier en novembre dernier, les conditions de cette opération. Dans un document enregistré auprès de la SEC, ING indique envisager de céder 64,2 millions d’actions à un prix unitaire de 21 à 24 dollars, conservant ainsi 75% du capital. Cette part pourra descendre jusqu’à 71% en fonction de l’exercice de l’option de surallocation par les banques arrangeuses, en l’occurrence Morgan Stanley, Goldman Sachs et Citigroup.

Le groupe néerlandais pourrait ainsi récolter jusqu’à 1,54 milliard de dollars et valoriser Voya Financial à quelque 6,16 milliards. Il s’agirait de la deuxième plus importante entrée en Bourse cette année aux Etats-Unis après celle de Zoetis, la division santé animale de Pfizer, qui avait permis de lever 2,2 milliards de dollars. Reuters rapporte de source de marché que le prix de l’offre devrait être connu le 1er mai, veille de la première cotation sur le New York Stock Exchange.

La valorisation envisagée semble raisonnable aux yeux de Vincent Lui, analyste de Morningstar, qui relève tout de même que «le contexte reste difficile pour les assureurs». Au point médian de la fourchette de prix indicative, la capitalisation représenterait environ 42% de la valeur comptable de la société, contre 60% environ pour le numéro un américain de l’assurance vie, MetLife.

L’opération n’est toutefois qu’une première étape concernant cette filiale, dans le cadre d’un vaste plan de désengagement des activités d’assurance et d’investissement convenu avec la Commission Européenne et qui avait déjà conduit à la cession de la banque en ligne ING Direct aux Etats-Unis pour près de 9 milliards de dollars à Capital One en 2011. Ce plan, qui fait d’ING un acteur essentiellement local, conditionne l’approbation par les autorités européennes des aides publiques de dix milliards d’euros reçus par ING de l’Etat néerlandais en 2008. Le groupe a en effet souligné hier qu’il souhaitait vendre «à terme» la totalité du capital de Voya Financial. Aucun titre ne pourra toutefois être cédé avant une période de 180 jours suivant la publication de la note définitive de l’IPO.

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