ING accélère son programme de cessions d’actifs non stratégiques à l’étranger
ING procède au grand nettoyage de ses actifs. Il aura fallu moins d’un mois depuis l’annonce de la revue stratégique de ses activités au Canada ainsi qu’au Royaume-Uni pour que le bancassureur néerlandais passe à l’action faisant état hier soir de la cession de sa filiale canadienne, ING Bank of Canada, à l’un des géants local, Scotiabank, pour un montant de 3,13 milliards de dollars canadiens, soit environ 2,5 milliards d’euros. ING a indiqué qu’il prévoyait que l’opération, qui doit se clôturer au quatrième trimestre, lui permettra de dégager un gain après impôts de 1,1 milliard d’euros, et une libération de 1,4 milliard de capitaux destinés à renforcer son ratio de fonds propres.
Si le groupe a tenu à assurer que ses activités en Australie, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne ne seront pas touchées, il a néanmoins précisé que la revue stratégique de ses activités britanniques était toujours en cours. L’an passé, ING s’était déjà délesté de ses activités de banque en ligne aux Etats-Unis avec la cession d’ING Direct USA au groupe Capital One. Une opération qui lui avait permis de récolter quelque 9 milliards de dollars. Sur les 10 milliards d’euros reçus par l’Etat néerlandais en 2008, ING a déjà remboursé 7 milliards de capital et payé 2 milliards d’intérêts. De quoi satisfaire la Commission européenne qui l’a enjoint à suivre un programme de cessions strict d’ici fin 2013.
Mais le bancassureur ne compte pas en rester là et s’attèle également à la cession de ses activités asiatiques. Les dirigeants avaient déjà confié début août ne pas exclure une cession en plusieurs morceaux de son assurance en Asie. Or, plusieurs sources ont indiqué hier à Reuters que le bancassureur néerlandais envisageait la vente séparée de sa filiale hongkongaise, dont la valeur est évaluée à environ 1 milliard de dollars.
Cela signifierait qu’ING n’a pas réussi à trouver un acquéreur unique pour l’ensemble de ses activités asiatiques, lesquelles vaudraient environ 7 milliards de dollars. Devant son échec, le groupe aurait réparti ses actifs en trois zones: Japon, Corée du Sud et Asie du Sud-Est (Hong-Kong, Malaisie, Thaïlande). Mais le processus qui concerne cette dernière zone traînant en longueur, ING se concentrerait aujourd’hui sur Hong-Kong. Selon une source citée par Reuters, un consortium mené par le fils du milliardaire Li Ka-Shing, Richard Li, tiendrait la corde.
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant