ING accélère son programme de cessions d’actifs non stratégiques à l’étranger

Le bancassureur néerlandais a cédé sa filiale canadienne à Scotiabank pour 2,5 milliards d’euros, et étudie une cession de son assurance en Asie
Patrick Aussannaire

ING procède au grand nettoyage de ses actifs. Il aura fallu moins d’un mois depuis l’annonce de la revue stratégique de ses activités au Canada ainsi qu’au Royaume-Uni pour que le bancassureur néerlandais passe à l’action faisant état hier soir de la cession de sa filiale canadienne, ING Bank of Canada, à l’un des géants local, Scotiabank, pour un montant de 3,13 milliards de dollars canadiens, soit environ 2,5 milliards d’euros. ING a indiqué qu’il prévoyait que l’opération, qui doit se clôturer au quatrième trimestre, lui permettra de dégager un gain après impôts de 1,1 milliard d’euros, et une libération de 1,4 milliard de capitaux destinés à renforcer son ratio de fonds propres.

Si le groupe a tenu à assurer que ses activités en Australie, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne ne seront pas touchées, il a néanmoins précisé que la revue stratégique de ses activités britanniques était toujours en cours. L’an passé, ING s’était déjà délesté de ses activités de banque en ligne aux Etats-Unis avec la cession d’ING Direct USA au groupe Capital One. Une opération qui lui avait permis de récolter quelque 9 milliards de dollars. Sur les 10 milliards d’euros reçus par l’Etat néerlandais en 2008, ING a déjà remboursé 7 milliards de capital et payé 2 milliards d’intérêts. De quoi satisfaire la Commission européenne qui l’a enjoint à suivre un programme de cessions strict d’ici fin 2013.

Mais le bancassureur ne compte pas en rester là et s’attèle également à la cession de ses activités asiatiques. Les dirigeants avaient déjà confié début août ne pas exclure une cession en plusieurs morceaux de son assurance en Asie. Or, plusieurs sources ont indiqué hier à Reuters que le bancassureur néerlandais envisageait la vente séparée de sa filiale hongkongaise, dont la valeur est évaluée à environ 1 milliard de dollars.

Cela signifierait qu’ING n’a pas réussi à trouver un acquéreur unique pour l’ensemble de ses activités asiatiques, lesquelles vaudraient environ 7 milliards de dollars. Devant son échec, le groupe aurait réparti ses actifs en trois zones: Japon, Corée du Sud et Asie du Sud-Est (Hong-Kong, Malaisie, Thaïlande). Mais le processus qui concerne cette dernière zone traînant en longueur, ING se concentrerait aujourd’hui sur Hong-Kong. Selon une source citée par Reuters, un consortium mené par le fils du milliardaire Li Ka-Shing, Richard Li, tiendrait la corde.

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