Humanis est déjà tourné vers son mariage avec Novalis Taitbout
La naissance d’Humanis a été actée par l’assemblée générale de l’association sommitale le 27 janvier dernier, dernière pierre à la création du troisième groupe français de protection sociale né du rapprochement entre Aprionis et Vauban Humanis.
Mais il ne s’agit que d’une étape. En effet, un nouveau chantier est déjà en route, annoncé en novembre dernier: le rapprochement avec Novalis Taitbout via la création d’une association sommitale unique en janvier 2012 (L’Agefi du 23 novembre 2010).
A tel point que Georges Bouverot, le président fraîchement nommé d’Humanis, a reconnu que ce chantier «différait la mise en place d’une organisation détaillée. Nous avons choisi de donner la priorité de la construction politique à nos discussions avec Novalis Taitbout, pour ne pas perturber les opérationnels». Celles-ci débuteront le 10 février, dans le cadre d’un comité mixte et paritaire baptisé «Alliance». Le dossier sera présenté fin juin aux autorités de tutelle, dont l’Agirc-Arrco et le CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance).
En revanche, étant donné leur degré d’urgence, les discussions concernant l’adossement de Novalis dans l’assurance de personnes au système d’information d’Humanis (Pléiade) ont déjà démarré.
En attendant, certains organes de direction d’Humanis seront doublés tout en appliquant une «politique de convergence». L’une d’elles a déjà démarré. Lors de l’assemblée générale, ses membres ont en effet également entériné la création d’Alcara, le GIE informatique commun entre Humanis et Novalis Taitbout sur la retraite, issu de la fusion des GIE Alcire (pour Aprionis et Vauban Humanis) et Aramice (pour Novalis Taitbout). La nouvelle plate-forme pèse ainsi, selon le groupe, 40% du montant des cotisations Agirc-Arrco, alors qu’Humanis seul en représente 12%. De quoi générer quelques gains de productivité: «l’informatique représente aujourd’hui 20% de l’ensemble de nos coûts. Notre objectif est d’atteindre 16%», explique le vice-président Michel Villeminot.
Les autres chantiers concernent par exemple l’amélioration des services, la poursuite de l’ouverture à d’autres institutions (comme récemment la Mutuelle Renault et Capaves Prévoyance) et le développement commercial rentable. A terme, les institutions interprofessionnelles devraient être rapprochées, les autres conservant leur autonomie.
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