HSBC s’adapte à la nouvelle donne dans la banque privée outre-Manche
Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, continue à serrer les coûts au Royaume-Uni. La banque britannique a annoncé hier de nouvelles réductions d’effectifs outre-Manche, avec 1.149 suppressions nettes de postes, comme solde de 3.166 destructions et 2.017 créations ou redéploiements d’emplois, sur un total de 47.200 collaborateurs dans le pays. Elle en avait déjà supprimé 2.200 en Grande-Bretagne il y a un an.
Selon la version officielle, cette restructuration vise à adapter le dispositif commercial de la banque aux nouvelles règles de distribution dans la gestion privée. La clientèle «Premier», qui dispose d’au moins 50.000 livres d’épargne financière au sein de HSBC, est concernée. L’activité de conseil financier qui leur est apportée, aujourd’hui rattachée à la division gestion de fortune, sera logée à compter de juin dans la banque de particuliers. Le gros des suppressions de postes (942) touchera les actuels chargés de clientèle Premier qui s’occupent de la relation bancaire mais n’ont pas les qualifications requises pour apporter un conseil financier. Au sein de la banque de détail, les nouveaux chargés de clientèle géreront à la fois les besoins de la clientèle en services bancaires courants et en gestion.
Après de nombreux scandales, la Grande-Bretagne a mis en œuvre des règles de commercialisation plus strictes pour la distribution de produits financiers aux particuliers. Elles interdisent aux conseillers de toucher des commissions de la part des fournisseurs de produits d’épargne. Douglas Flint, président de HSBC, a indiqué lundi que ces règles limiteront l’accès des clients les moins aisés aux offres bancaires.
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