HSBC poursuit sa cure de rigueur dans l’attente d’une reprise économique
HSBC a sans surprise concédé hier à l’occasion de la publication de résultats trimestriels rassurants faire partie des établissements dans le viseur des autorités, dont la FCA (Financial Conduct Authority) britannique, qui mènent des enquêtes à travers le monde sur des soupçons de manipulation du marché des changes. HSBC assure de son entière coopération avec ces autorités à un stade encore préliminaire de recherches impliquant, de l’aveu des banques, Barclays, Deutsche Bank ou JPMorgan. HSBC a engrangé sur le trimestre écoulé grâce aux changes, l’un de ses traditionnels points forts, des revenus de 660 millions de dollars, un chiffre en repli de 10%.
HSBC, dont le ratio core tier 1 a progressé sur 3 mois à fin septembre de 0,6 point à 13,3% a néanmoins assuré que son activité générale se poursuit aujourd’hui dans la lignée des neuf premiers mois de l’année, marqués par des efforts maintenus sur les coûts permettant de compenser l’atonie sur le front des revenus.
La banque a ainsi finalisé le mois dernier la cession de ses activités à Panama, lui permettant d’engranger un gain net de 1,1 milliard de dollars. Cette opération est conforme à la stratégie menée tambour battant par le directeur général Stuart Gulliver, conduisant depuis début 2011 à la fermeture ou à la cession d’une soixantaine d’activités et au départ de 46.000 collaborateurs.
Sur le trimestre écoulé, HSBC a réalisé 400 millions de dollars de nouvelles économies de coûts, correspondant à un abaissement de 2,1 points du coefficient d’exploitation ajusté à 61,4%. Sur neuf mois, cet indicateur, en recul de 5,5 points à 57,0%, se rapproche de l’objectif de 55,0% affiché par Stuart Gulliver.
Sur fond de produit net bancaire courant stable au troisième trimestre à 15,6 milliards de dollars, le bénéfice imposable courant a progressé de 10% à 5,1 milliards, malgré le repli de 14% concédé en banque d’investissement à 1,8 milliard et grâce notamment à un bond de 28% enregistré en banque de détail et en gestion de fortune à 1,6 milliard.
Stuart Gulliver, soulignant que les marchés historiques du Royaume-Uni et de Hong Kong ont représenté plus de la moitié des bénéfices au troisième trimestre, se veut «optimiste» grâce à des signaux économiques mondiaux passant par une stabilisation de la croissance en Chine ayant des «implications positives pour Hong Kong et le reste de la zone Asie-Pacifique».
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