HSBC fait mieux que prévu au premier trimestre
HSBC a dépassé les attentes des analystes: la banque a en effet enregistré un bénéfice sous-jacent de 6,8 milliards de dollars, en hausse de 25% sur un an et nettement plus élevé que les 5,8 milliards attendus par les marchés. De son côté, le bénéfice net du groupe s’est élevé à 4,3 milliards de dollars, conséquence d’une charge de 2,6 milliards de dollars sur sa dette.
Ces bonnes performances ont été soutenues par la division d’investissement du groupe (GBM), dont les bénéfices avant impôts ont atteint 3,1 milliards de dollars au premier trimestre, soit 147 millions de plus qu’au trimestre précédent. Le groupe a imputé le dynamisme de cette division au rebond des activités sur les devises et les matières premières mais aussi aux placements aux revenus fixes. La bonne santé des marchés émergents a également continué à soutenir le groupe bancaire: le bénéfice imposable a progressé de 21% à Hong Kong, de 24% dans le reste de l’Asie-Pacifique et de 11% en Amérique latine comparé au premier trimestre 2011.
Le groupe, qui organisera une journée dédiée aux investisseurs le 17 mai prochain, a également poursuivi sa stratégie de réduction des coûts qui s’est accompagnée depuis le début de l’année de 11 transactions, ce qui porte le total à 27. La banque a également réduit sa main d’oeuvre à hauteur de 14.000 personnes depuis un an, et de 3.500 depuis la fin de l’année dernière.
Tout n’est pourtant pas complètement rose pour HSBC dont les dépenses, qui se sont établies en légère baisse à 10,4 milliards de dollars, continuent à être élevées, conséquence de la hausse des coûts liée à l’augmentation de salaires dans sa division d’investissement et sur ses marchés émergents. La banque continue aussi de payer le prix du scandale des assurances-emprunteurs (PPI): HSBC a ainsi dû provisionner 468 millions de dollars au premier trimestre cette année, après avoir déjà payé quelque 717 millions de dollars en 2011: «nous ne pensons pas que ce chiffre soit le dernier» a indiqué Stuart Gulliver lors d’une conférence téléphonique hier matin. «Cette situation est en évolution constante», a-t-il ajouté.
Interrogé sur la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle en France, le directeur général a mis un bémol aux craintes: «les marchés n’ont pas réagi à l’élection présidentielle et nous pensons qu’il est encore trop tôt. Nous restons cependant tout à fait optimistes et nous ne voyons pas cela comme une menace potentielle» a-t-il conclu.
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