Houlihan Lokey revoit ses ambitions à la baisse pour son introduction en bourse
Houlihan Lokey a rejoint Moelis & Co, Greenhill, Evercore, Jefferies et Lazard au club des boutiques cotées en Bourse. La banque d’affaires américaine a toutefois dû revoir ses ambitions à la baisse devant la tiédeur des investisseurs. La volatilité est en effet remontée d’un cran sur les marchés depuis la dévaluation surprise du yuan mardi. En outre, certains investisseurs ont jugé la fourchette de prix annoncée «un peu agressive».
«Nous avons regardé l’opération avec intérêt mais compte tenu des conditions de marché des jours précédents et du modèle de Houlihan Lokey qui, selon nous, ne lui permet pas de prétendre aux mêmes multiples que Moelis [introduite en bourse en 2014, NDLR], la décote ne nous a pas semblé suffisante dans la fourchette proposée», témoigne Arnaud Morvillez, gérant de fonds chez SPGP.
Houlihan Lockey a levé 220,5 millions de dollars : 10,5 millions d’actions placées au prix de 21 dollars. C’est nettement moins que prévu. Initialement, les banques introductrices - le syndicat était composé de sept établissements dont Houlihan Lockey, et co-dirigé par Bank of America Merrill Lynch et Goldman Sachs – envisageaient de placer 13,5 millions d’actions à un prix compris dans une fourchette de 22 à 24 dollars. Si les banques exercent leur option de surallocation (greenshoe) le montant levé pourrait être porté à 253,6 millions de dollars.
Ces concessions sur le prix ont toutefois permis à l’opération d’être extrêmement bien accueillie sur le Nyse. Le cours de Houlihan Lokey a gagné jusqu’à 8,7% à 22,82 dollars en séance jeudi, faisant grimper la valorisation boursière de la boutique de 1,37 milliard de dollars (au moment de l’IPO) à près de 1,5 milliard de dollars.
Fondée en 1972, Houlihan Lokey est surtout connue pour son expertise en matière de restructuration de dette. La banque d’affaires de Los Angeles est notamment intervenue dans les opérations emblématiques d’Enron, de Lehman Brothers, de WorldCom et de General Motors. La restructuration de dette représente toutefois moins d’un tiers de ses revenus (681 millions de dollars). Plus de la moitié (54%) de ces derniers sont générés par son activité de conseil en fusions-acquisitions pour les entreprises de taille moyenne (opérations de quelques centaines de millions de dollars), les 15% restants provenant de son activité d’évaluation (fairness opinion).
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