Henry Kravis, le cofondateur de KKR, investit dans une assurtech française
C’est un business angel de renom. La cyberassurtech française Stoïk, qui associe couverture d’assurance et logiciel de sécurité contre les cyberattaques, annonce une levée de fonds de 3,8 millions d’euros auprès d’Alven Capital, Anthemis Group, Kima Ventures... et Henry Kravis, fondateur du géant américain de l’investissement KKR. Raphaël Vullierme, fondateur et dirigeant de l’assurtechfrançaise Luko, est également de l’aventure.
«Nous sommes heureux d’avoir» Henry Kravis «à nos côtés», commente Jules Veyrat, cofondateur et président directeur général de Stoïk, sans donner plus de détails sur cet investissement.
Après un an de réflexion, la jeune pousse a déposé ses statuts en juin 2021 et commencé à commercialiser son produit en décembre. Elle compte déjà plusieurs dizaines de clients. «Il y a un double enjeu derrière cette levée de fonds. Il s’agit d’abord de pouvoir aller vite pour assurer le plus grand nombre de PME contre le risque croissant de cyber-attaques.. Mais il y a aussi une question de recrutement puisque nous sommes une entreprise de cybersécurité et nous devons garder et attirer les meilleurs talents dans le domaine», explique Jules Veyrat.
Offre complète
Stoïk compte 16 salariés et entend doubler ses effectifs en conservant la moitié de ses équipes sur la partie cyber. «A nos yeux, la faiblesse des autres assureurs est de ne pas avoir ce volet technique qui est notre essence», analyse Jules Veyrat. Avec ses trois autres associés, Alexandre Andreini, Nicolas Sayer et Philippe Mangematin, l’ancien de Philosophie Magazine a développé une solution complète mêlant un nouveau produit d’assurance cybersécurité créé en partenariat avec Acheel, l’assurtech soutenue par Xavier Niel, et un logiciel de sécurité pour surveiller l’infrastructure des entreprises en temps réel.
La jeune pousse, qui propose sa solution pour quelques dizaines d’euros par mois, vise les 140.000 PME en France, dont seuls 5% disposent d’une assurance cyber. A l’image des partenariats proposés par de grands assureurs, elle fait le pari que ces entreprises apprécieront l’expertise cyber en plus de la gestion de crise et l’indemnisation en cas de sinistre, faute de ressources techniques et financières pour pouvoir le faire en interne. D’autres levées de fonds pourraient en suivre en 2022.
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide -
« Guerre de l’IA » : la France dira-t-elle merci aux Etats-Unis ?
C'est le miracle du week-end. En coupant l'accès aux puissants modèles d'Anthropic, Donald Trump a mis tous les candidats à la présidentielle d'accord : la souveraineté numérique est essentielle.